Voyage d'avril 2012 en Moldavie

Le précédent grand déplacement des élèves et adultes français en Moldavie avait eu lieu en avril 2010. Vous pouvez revoyager avec ces aventuriers de 2010 en allant voir le site dédié à ce déplacement à l'adresse suivante: http://www.wix.com/jogjog/lpmc-redon-ctc-chisinau.

0-feuille-de-route-titre-documents-2.jpgCette année, en avril 2012, les 11 équipiers du voyage vers le Collège du Transport de Chisinau en République Moldave sont 7 élèves de CAP et de BAC PRO Maintenance automobile (Victor Macari, Vincent Raquois, Frédéric Rialland, Lilian Bily, Mallory Gautier, Romain Chénais et Adrien Bénard), trois professeurs du Lycée (David Beaudrit, Grégoire Deheunynck et Philippe Hercelin) et un accompagnateur, Yves Albecq.

Ils ont emmené « dans leurs bagages » une voiture Rosengart  Super 5 de 1936 qui a été offerte par le musée de Lohéac (en échange d’une Pobeda russe). Cette Rosengart a été restaurée mécaniquement par les élèves du Lycée Marcel-Callo impliqués dans le projet, et elle sera restaurée esthétiquement par la section carrosserie –peinture du Collège du Transport de Chisinau.

Outre une bonne dizaine de jours de découvertes des pays et paysages de toute l’Europe pendant les 3300 kilomètres de l’aller et les 3300 du retour, leur périple d’une dizaine de jours en Moldavie a été ponctué de visites, de cours professionnels de part et d’autre, de séjours à la capitale et à la campagne pour découvrir les deux facettes du pays, et bien sûr de rencontres avec les familles moldaves qui les ont accueillis sur place.
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Les prévisions météo sont se sont avérées exactes … Le vent a été bon pour tous pendant cette belle aventure dont il leur reste à vivre le trajet-retour.

Vous pouvez suivre leurpériple de 3 semaines ci-dessous, sous la forme d'un journal quotidien..

Cordialement. Jo Guillouche, directeur-adjoint, Lycée Marcel-Callo

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&& LE JOURNAL DE VOYAGE DES PROFESSEURS &&

Dimanche 1 Avril

7 h ou presque …: nous voici arrivés au Lycée pour les derniers préparatifs du voyage. Notre nuit à Pénestin nous a permis de régler les petits couacs : duvet trop fin, tente trop ventilée, table trop petite ou casserole trop petite pour nos solides appétits.
8h30 : photocopies des passeports et permis pour tous : ça sent le départ, … les photos, les adieux. Derniers bisous et en route pour 3300 kilomètres vers l’est.
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9 h : tout va bien bizarrement bien … L’Espace, la voiture d’Adrien, Victor, Romain et Mallory nous a tellement fait de misères depuis 1 mois qu’on s’attend à tout ! Mais non ça roule !!! Le temps est super, plus frais que la semaine dernière, mais rouler sous le soleil c’est déjà beaucoup.
Pause-déjeuner entre Le Mans et Orléans : premier foot steak purée et en route … Et curiosité à Courtenay : un rassemblement de vieilles voitures ; on avait l’impression de faire partie du paysage.
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Le soir, arrivée à Dienville, notre fameux camping - on s’y arrête pratiquement chaque fois : avec un couple de personnes âgées en gérants ; mais les années passent et papy nous a quittés ; reste mamy et son sacré tempérament. Bonne douche et ping-pong mémorable avec un Victor acharné.

Lundi 2 Avril

Il fait froid, les tentes sont givrées et les super-températures de la semaine dernière nous manquent. Quelques duvets ne sont pas au top et la nuit ne fut pas si sereine que ça pour tous.Nous prenons notre temps car l’étape du jour est courte : petit déjeuner, douches pour les matinaux, un long au revoir à mamy qu’une liberté retrouvée a transformée en groupie d’Il divo, un opéra rock  qu’elle a vu à Anvers, reverra à Genève sans oublier Twiter, blogs, Facebook sur le sujet. Étonnante ...
Route sans encombre vers l’Alsace ; très long déjeuner sauce Bolognaise avec nos derniers douze steaks surgelés qu’on dira riches en viande. Nous repartons vers Hageneau, terme de notre deuxième étape. Des travaux nous obligent à prendre les routes de campagne. Superbe région, riche, belle, propre et soignée, haute en couleurs ; le contraste est saisissant avec les régions voisines.
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L’accueil est à la hauteur de nos espérances : Christiane et Rémy nous ont préparé une sortie à la piscine avec leur fils, un repas chez Jean-Pierre et Jannie. Au menu : spaetzle et viande de bœuf et une nuit chez le même Jean-Pierre qui, avec ses 5 enfants et dix petits-enfants, est largement capable de nous accueillir dans sa très grande maison alsacienne et ses 17 couchages. Derniers longs appels téléphoniques français et dodo ...

Mardi 3 Avril

Lever 7 h 30, copieux petit déjeuner, le plus confortable avant quelques jours, c’est sûr ! Adrien voulait des bretzels du fait des origines de sa maman, ok ; d’autres des cigarettes du fait de leur irrésistible envie d’enfumer les autres non-fumeurs, mais ok ; mais bon ...
Le plein : les voitures ont soif avec des appétits aussi variables que ceux de leurs passagers : de 6 litres aux 100km pour la Safrane à 12 pour le Trafic et son plateau. Pour les passagers, c’est plutôt un rapport de 1 à 3, mais, par discrétion, on ne donnera pas de noms ; sachez simplement que ce ne sont pas forcément les grosses cylindrées qui consomment le plus …..
Nous voilà arrivés en Allemagne : que de monde sur les autoroutes germaniques ; que de ralentissements, de travaux. L’autoroute des estuaires : un rêve de tranquillité absolue ! Nous sortons de l’autoroute de Schwartzwald du côté d’Ulm pour un petit pique-nique. Au menu : riz froid de Dienville et sandwiches (pain de mie, beurre, jambon, ketchup). Une averse s’abat sur nous et le repas est bouclé en trois quarts d’heure.
Vu la circulation, nous avons décidé de rouler jusqu’à tard en faisant conduire Yves et David la nuit dans les véhicules « élèves » ; nous roulerons mieux tout en restant en parfaite sécurité. Et finalement, nous roulons tellement bien que nous mangeons à Linz à 19h. Raviolis au menu. Les élèves étaient tellement motivés qu’en trois quarts d’heure, c’était préparé, mangé, lavé, rangé. Nous repartons sur les routes autrichienne avec David au volant de la Safrane et Yves au volant de l’Espace. La nuit tombe et les routes sont de plus en plus tranquilles, les kilomètres défilent.
C’est à 22h30 que nous arrivons à la frontière hongroise : petite pause et achat des vignettes d’autoroutes. Nous continuons encore sur la route de Budapest pour trouver une aire de repos appropriée. La première était pas mal mais l’odeur insupportable. Nous poursuivons jusqu’à la deuxième où nous décidons de jeter nos tentes. Un dépanneur d’autoroute s’arrête pour nous informer des vols fréquents des « Roms » et des « Gipsis ». Nous décidons de mettre les véhicules en sécurité et fermons pour la première fois la Rosengart à clé. Victor nous propose de faire le gardien pendant la nuit en dormant dans l’Espace en chien de fusil.
Bercés par le bruit incessant des camions nous essayons de dormir. En pleine nuit, un autocar s’arrête devant notre campement. Des touristes parlant une langue Slave en descendant et envahissent notre terrain de camping de fortune. Difficile de dormir sur nos deux oreilles. La température reste positive, environ 7-8 degrés et l’atmosphère sèche.

Mercredi 4 Avril

Lever à 7h15 ; nous petit-déjeunons sur les tables de pique-nique, le premier pot de Nutella est vide. Les tentes sont pliées rapidement et les élèves ont hâte de reprendre la route.
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A 8h30, nous reprenons la route et à 10h10, nous entrons dans Budapest. Le trafic est si dense à l’entrée de la capitale que les élèves de l’Espace, caché derrière un camion, ne nous ont pas vus sortir de l’axe principal. Petit moment de panique, nous leur conseillons à la CB de prendre le centre-ville et de s’arrêter sur les bord du Danube. La hauteur des batiments réduit aussitôt la portée de la CB et nous voilà sans nouvelle. « Quatre élèves sont perdus dans l’Espace » !
De notre coté nous suivons la direction du centre-ville indiquée par notre GPS et nous décidons de stationner à la Citadelle de Budapest. Par téléphone puis par texto, nous contactons Vincent pour leur dire que nous les attendions au carrefour face à la Citadelle, le long des quais du Danube. Encore faut-il qu’il soit du bon coté et qu’il le longe dans le bon sens. Finalement Grégoire réussit à les contacter à la CB pour leur décrire le pont de la Citadelle enjambant le Danube.
Malheureusement, les élèves se trouvent contraints de traverser le fleuve par le pont précédent. Mais, avec un peu de patience, ils finissent par retraverser par le pont de la Citadelle si bien décrit. Nous leur demandons si cette situation était « flippante », mais ils répondirent que « Non au contraire, la ville est superbe et nous avons surkiffé ».
L’Espace stationné à côté de nous, nous décidons de monter à pied sur les hauteurs de la Citadelle pour admirer le magnifique panorama sur la capitale hongroise. Puis deuxième essai de voyage en groupe dans les rues de la capitale : cette fois nous traversons sans encombre le Danube une fois puis deux fois car nous désirons passer devant le parlement, monument impressionnant de par sa taille ; un peu de circulation urbaine dans le centre et cap à l’est pour Debrecen et la frontière roumaine.
Nous reprenons l’autoroute pour nous arrêter une heure plus tard : pause-déjeuner avec au menu Carborana et jambon et saucisse de Strasbourg dans la garniture, utilisation des restes oblige. Et puis, nous n’allons pas en faire des conserves d’autant que celles-ci constituent l’essentiel de nos repas. Tout va bien, pas de scorbut en vue, et achat de fruits et légumes au programme de la fin d’après midi …
A 16h50, nous arrivons à la frontière roumaine. Enfin du boulot pour les douaniers ! Chacun retourne à son poste.
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Nous avons l’impression d’avoir été attendus. Les douaniers nous demandent les papiers du Trafic, de la Rosengart et nos passeports. Ils vérifient si nos têtes correspondent aux documents : « Monsieur Grégoire, monsieur Philippe, monsieur David et monsieur Yves ». Ils veulent ensuite contrôler les numéros de moteur et de chassis de la Rosengart. Une file d’automobiles commence à se faire derrière nous, l’un des douanier nous demande donc de stationner un peu plus loin sur le coté.
Pendant que l’un enregistre nos documents, l’autre contrôle les papiers des élèves. Tout est en ordre pour eux, les élèves peuvent donc se garer à coté de nous. Un douanier appelle Victor pour lui demander d’où provient la Rosengart et si nous avons des preuves d’achat et de provenance. Grégoire sort donc l’acte de donation établi par Monsieur Hommel du Manoir de l’automobile de Lohéac, l’attestation de contrôle technique, l’assurance et la demande de certificat d’immatriculation faite à la FFVE (Fédération Française des Véhicules d’Epoque). Le douanier photocopie toutes les pièces justificatives et passe plusieurs coups de téléphone. Pendant ce temps-là, nous avançons nos montres d’une heure, et, à 19h00 (heure roumaine), tout est en ordre … Le douanier nous rend nos papiers et s’excuse pour la durée de l’attente.
Nous reprenons la route et, 100 mètres plus loin, nous nous arrêtons pour acheter les vignettes obligatoires pour circuler sur les routes roumaines. Un quart d’heure d’attente et nous pouvons enfin circuler en toute légalité.
20 heures : avant d’arriver à Satu Mare, nous décidons de rentrer dans un village situé à droite de notre route afin de trouver un lieu pour manger et dormir. Grégoire décide de faire le tour du village avec l’Espace pour trouver un terrain approprié. Pendant ce temps là, un villageois montre aux autres son terrain et ses toilettes qu’il peut mettre à notre disposition pour la nuit. Au retour de Grégoire et des élèves qui l’accompagnent, nous décidons d’accepter la proposition. Nous rentrons donc le Trafic et le plateau sur le terrain à l’aide de planches pour pouvoir traverser le fossé qui sépare le pré du chemin.
Nous plantons nos tentes et préparons le repas (soupe marocaine et cassoulet), pendant que les élèves font un foot Roumanie-France avec des enfants du village (résultats 4-3, Zidane n’était pas là). Nous passons à table et finissons par une salade de fruit (jolie, jolie, jolie). L’homme passe nous voir et nous lui proposons un café, qu’il accepte avec joie. Nous discutons et Victor fait le traducteur. Il nous parle de son travail qui consiste à fabriquer des fenêtre en PVC pour les maisons. Il les fabrique chez lui dans son ancienne étable où les morceaux de PVC, de structures métalliques, de vitres et de bombes de mousse expansive ont remplacé les vaches. Il nous fait visiter son atelier et nous explique le process de fabrication.
Vers 23h00, nous nous couchons, bercés par les aboiements des chiens du village que notre présence perturbe.

Jeudi 5 avril

Réveillés par les cloches de l’église, nous nous levons à 8h00, puis nous préparons le petit-déjeuner et faisons un brin de toilette. Après le chocolat et le café,  nous plions les tentes et sortons le Trafic et le plateau du terrain en marche arrière toujours à l’aide des planches pour enjamber le fossé. Nous remercions notre hôte et lui offrons un sac Yves Rocher avec des produits cosmétiques pour sa femme.
Vers 9h20, nous reprenons la route des Carpates. A Negresti Zoa, nous nous arrêtons pour faire du change et acheter du sucre, des fruits et du ketchup. Nous confions l’argent aux élèves et ils partent faire les courses pendant ½ heure. Au retour des élèves, nous reprenons la route.
Le temps est toujours clément et nous continuons notre route à travers les Carpates en longeant la frontière ukrainienne. Les routes sont dégradées. Nous captons le réseau ukrainien et naviguons vers les cols de montagne. Au fur et à mesure que nous montons, la neige apparaît.
Nous nous sommes arrêtés pour manger, et plus si affinité (toilettes), en pleine montagne sur un petit parking avec une superbe vue sur la vallée ukrainienne. Nous avons mangé des saucisse lentilles très rapidement car la pluie et l’orage arrivaient au dessus de nous. Et, selon Victor, quand il pleut par ici, il pleut beaucoup, pas longtemps mais beaucoup.
Nous avons poursuivi notre route dans les Carpates : plus on avançait, plus les routes étaient détériorées. Les trous d’environ 20 cm de profondeur et 40 cm de diamètre par endroits nous ont permis de faire du slalom dans la montagne. Arrivés en haut du col de Prislop (1413 m soit 4200 pieds et non 4000 mètres), nous avons fait une pause bagarre de boules de neige car il y avait au moins 50 cm de neige.
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La descente fut longue et sinueuse à travers les trous qui persistaient et augmentaient dans les zones exposées au nord et au gel à l’abri du soleil.
À 18 h 30,  nous avons retrouvé une route de bonne qualité puis à 19 h 00 nous nous sommes arrêtés pour manger au restaurant et dormir dans un petit camping. La personne responsable du camping ne voulait pas nous louer son terrain  car elle avait peur que l’on ait froid cette nuit ; mais, à force d’insistance, elle a accepté. Cela tombait bien car la nuit elle aussi tombait. Le campement s’est mis en place rapidement puis nous sommes allés manger au restaurant proche de ce camping. Au menu : soupe CHORBA POULET puis poulet pomme noisette. Une fois le repas terminé, vers 21h00, nous sommes partis nous coucher, bercés cette fois par le bruit des camions et des chiens.

vendredi 6 avril 2012

7 H 30 : nous nous levons dans un nuage à 1100 mètres d’altitude ; le brouillard est dense mais personne n’a eu froid dans la nuit. Nous préparons le petit déjeuner et faisons un brin de toilette. Après le chocolat et le café, nous plions les tentes et reprenons la route de montagne en direction de CHISINAU. Il reste 430 Km à parcourir, soit 6 h 00 de route.
Le passage de la frontière a été assez difficile : nous avons passé 4 heures entre la Roumanie et la Moldavie. Vers 18h30, nous arrivons à Chisinau, accueillis par les responsables du Collège de Transport et par les familles qui hébergent les élèves dans leurs foyers. Un repas avec les jeunes nous attendait. Ensuite ce fut la répartition des jeunes dans les familles Chaque élève est parti loger à la campagne.
20h30 : les élèves sont tous partis dans leurs familles d’accueil ; et nous, les quatre mousquetaires du voyage, Grégoire, Philippe, David et Yves, nous sommes dans le bureau de Monsieur Boris Rusu, directeur du Collège de Transport de Chisinau, en compagnie d’Andrei, et nous nous échangeons les nouvelles depuis notre dernière rencontre. Nous lui racontons aussi nos héroïques exploits pendant la traversée de l’Europe d’Ouest en Est depuis dimanche dernier !!!
Et nous rejoignons ensuite l’appartement qui nous est réservé pour une bonne douche et dodo … Un repos bien mérité grâce auquel nous pouvons continuer de vous conter nos palpitantes aventures …

Samedi 7 avril

Pour nous, la journée commence par une répétition pour la cérémonie de remise de la manivelle de la ROSENGART au Collège du Transports.
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Puis nous bénéficions ensuite d’une journée à la campagne dans la famille du chauffeur da Monsieur RUSU Boris, directeur du Collège. Nous avons mangé chez lui le midi ; puis l’après midi, nous nous sommes promenés près du Dniestr et fait de la barque.

Dimanche 8 avril

Les élèves sont dans leurs familles d’accueil. Et nous, nous passons la journée en TRANSNISTRIE. Avec au programme : la visite de la citadelle de BENDER et la visite d’un monastère pour hommes avant d’être invités et superbement accueillis pour le repas chez les parents de Victoria (qui était venue au mois d’Octobre à Marcel-Callo).
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L’après-midi, sur la route du retour vers Chisinau, nous visitons un monastère de femmes ainsi qu’une très vieille église orthodoxe à CAUSENI au sud-est de la Moldavie.
Quant aux élèves, ils sont tous très contents de leur week-end en campagne avec déjà plein de souvenirs amassés. Comme me l’avaient transmis les parents d’Adrien, « la famille d'accueil est très gentille. Entre tours de calches et de Lada et avec leur bon vin ... personne ne s'ennuie ».

Lundi 9 avril

Le week-end terminé, nous retrouvons les élèves au Collège du Transport.
Les professeurs de Marcel-Callo sont ensuite invités à participer à une table-ronde avec les représentants de deux autres lycées roumains pour échanger sur les fonctionnements pédagogiques dans chacun des trois pays. Un échange d’expériences très intéressant et très instructif dont nous vous rendrons certainement compte un de ces jours.
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Et vers midi est venu le moment très solennel de la remise officielle de la ROSENGART en présence des 2048 élèves du Collège du Transport, et sous l’œil de toutes les chaînes de télévision Moldaves (TV 7, PRO TV, JURNAL TV, PRIME, EURO TV).

Vous pouvez voir trois reportages télévisés aux adresses suivantes:
http://www.protv.md/stiri/social/bijuteria-de-epoca-la-colegiul-de-transport-cum-arata-pretioasa.html
http://www.prime.md/ro/news/colegiul-de-transporturi-a-primit-in-dar-un-quot-rosengart-super-traction-quot-2014673/
http://www.jurnaltv.md/ro/news/rosengart-cadou-de-epoca-352058/#

Et, pour vous familiariser avec la langue roumaine, je vous offre la lecture de la présentation du reportage de la chaine JurnalTV sur son site internet:
« Rosengart, cadou de epocă
Cadouri cu parfum de epocă pentru Colegiul de Transporturi din Chişinău. La cea de-a 66-a aniversare de la fondare, în curtea instituţiei a ajuns un automobil francez de colecţie – Rosengart.
Bijuteria pe patru roţi a fost fabricată în 1939 şi a ajuns aici în urma unui parteneriat. O colaborare moldo-franceză dintre Colegiul de Transporturi şi Liceul Tehnic „Marcel Callo” din Franţa.
Deşi arată ca o vechitură, plină de rugini, automobilul francez de colecţie Rosengart este unul dintre cele mai valoroase autoturisme din lume.
Darul francezilor, maşina de colecţie Rosengart, va deveni mascota Colegiului de Transporturi. Pentru că urmează perioada examenelor, deocamdată acesta se va afla în atelierul instituţiei, până la toamnă. »

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Après un discours mémorable pendant la cérémonie, notre Don Grégoire Deheunnck (une vraie star) a été interviewé par toutes les télévisions : il a vaillamment fait face à 5 micros et son interview est passée au journal de 20 h 00 de Moldavie.
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Quant à notre brillant chevalier Don Philippe Hercelin, il a enfourché les chevaux de la ROSENGART et défilé fièrement devant tous les élèves du Collège et les télévisions de Moldavie.
L’après midi de ce lundi a été consacré à une visite organisée de CHISINAU en bus avec une guide francophone. Tous les élèves français et roumains et leurs correspondants moldaves étaient présents.
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Le lundi soir, les élèves sont repartis dans de nouvelles familles, cette fois ci dans la capitale.

Mardi 10 avril 2012

Avec nos élèves, nous visitons les ateliers du Collège des Transports. Puis nous rencontrons les élèves de deux classes bilingues (la 10ème et la 11ème) de la section Mécanique automobile : ce qui nous permet de nous présenter et de connaître les élèves susceptibles de venir étudier en France à Marcel-Callo.
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Vers 12 h, le maire de CAPACLIA vient chercher les cadeaux que nous avait confiés l’association Passerelle Alsace-Moldova ; c’est l’association de Christiane et Rémi qui nous avait accueillis à Haguenau lundi soir de la semaine dernière.
Après le déjeuner au CTC, à 14 h 21, nous assistons et participons à une conférence scientifique, lors de laquelle Don Grégoire doit à nouveau faire un petit discours devant 400 personnes. En plus de notre équipe, plusieurs représentants d’établissements scolaires de Moldavie et de Roumanie étaient en effet présents à cette conférence scientifique.
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Et ensuite, nous avons pu enfin bénéficier d’un moment de temps libre. Pendant cette pause, nous avons pu aller faire à BAIMACLIA pour acheter une moto de type Dniepr pour Philippe. Et pour rejoindre cet endroit, il faut parcourir 20 km de routes de fortune, de chemins improvisés à travers le champs, et 50 km de bitume abimé et troué …. Baimaclia se trouve en effet au fin fond de la campagne de Moldavie près de CAUSENI. Et s’y rendre représente une vraie aventure …
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Mardi soir : les élèves repartent dans leurs famille sur la capitale. Et nous, les adultes, nous sommes invités avec ses parents chez le parrain d’Adrian, dans Chisinau. C’est Adrian qui nous y conduit, et nous y retrouvons Romain qui prépare le barbecue pour fêter ses 19 ans.
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Eh oui, Romain, ils ne sont pas si nombreux les français qui peuvent se flatter d’avoir fêté leurs 19 ans en Moldavie : ce sera un souvenir mémorable pour toi. Bon et heureux anniversaire, Romain !!!

Mercredi 11 avril 2012

Le matin, nous rencontrons les élèves de la troisième classe du groupe bilingue (la 12ème) au Collège des Transports : la présentation de chacun des jeunes est suivie d’un échange sur la base de questions-réponses en langue française.Et à 10 h 30, nous assistons au cours de mécanique automobile que fait Andrei CASTRAVET pour les élèves de la 11ème classe francophone.
L’après-midi, nous sommes conviés à assister au spectacle festif moldave réalisé par les élèves et les enseignants du Collège.
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Puis nous avons « quartier libre » pour les reste de l’après-midi, et nous allons faire un peu de shopping  en ville.

Jeudi 12 avril 2012

Philippe a passé la journée entière dans l’administration Moldave-Russe : 6 heures d’attente et de patience pour obtenir les documents officiels pour la moto … et 300 km de chemin.
Grégoire, Yves et David sont allés à DUBASSARI VECH rencontrer Lydia, une ancienne professeure de français qui nous avait accueillis en 2007.
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La misère est toujours aussi présente dans ce village ; et les besoins en tous domaines se font sentir.
Nous avons fini la journée en allant chercher la moto de Philippe.
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Nous n’avons pas vu les élèves car ils étaient en temps libre avec leurs correspondants moldaves.

Vendredi 13 avril 2012

 3 h 30 : Yves nous quitte à regret :  comme prévu depuis le début de l’aventure, il prend l’avion tôt ce matin pour rentrer en France. David et Philippe sont là pour assister à son départ, rapport à l’ordinateur qui rame beaucoup plus que nous l’autre jour sur le Nistre. Grégoire dort paisiblement. Ça fait tout drôle après deux semaines de se retrouver à trois accompagnateurs : les mousquetaires ont perdu l’un des leurs avant la dernière ligne droite.

En matinée, nous sommes en réunion avec Boris Rusu, le directeur du Collège, et le directeur adjoint : nous parlons des projets d’avenir et échangeons sur les questions que se pose le Collège à propos de son organisation en général. Et nous nous accordons sur notre volonté commune de continuer nos relations voire de les étendre aux partenaires roumains présents en même temps que nous cette semaine … Affaire à suivre … Cette rencontre de travail est aussi le moment choisi pour la remise de diplômes et les échanges de cadeaux.
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À 12 h, nous partons à Orhei pour la visite d’une cave, mais pas une cave souterraine cette fois. Château Vartely est un domaine très moderne fondé en 2004 entouré de 250 hectares de vignes qui fournissent une dizaine de vins différents (blancs, rosés, rouges, et même muscat) dont la qualité n’a rien à envier aux nôtres (nous avons eu le droit à une dégustation) : un sacré progrès en quelques années et des vins qui se rapprochent fortement de nos attentes.
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Daniela et Oleg nous invitent ensuite au restaurant du château : c’est pour nous le « clou du voyage » en matière culinaire, un beau cadeau de remerciement pour notre périple.
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Retour ensuite sur Chisinau sans oublier de passer par le parking du restaurant Safari où un phénomène magnétique affole les boussoles et vous fait accélérer votre véhicule moteur coupé : une bizarrerie naturelle et certifiée que nous ne manquons pas de vérifier à chacun de nos passages.
Philippe à récupéré ses papiers de moto et sa plaque d’immatriculation de transit temporaire. On espère tous que la possession de cette plaque nous évitera les 6 heures d’attente qu’on avait connu à la douane roumaine en 2OO7 pour la même opération de transfert de véhicules alors qu’on n’avait pas cette plaque.
Vers 18 h, nous nous retrouvons tous, les accompagnateurs et les élèves qui terminent leur semaine en familles, pour ranger les véhicules et repartir pour 140 km vers le nord en direction de Balti où Victor Macari « le grand Victor » nous a organisé un week-end.
La route est très encombrée parce que demain c’est le week-end des Pâques Orthodoxes ; et nous arrivons à BALTI  après deux heures de route. On se gare, mais ce n’est pas chose aisée parce qu’il faut éviter les « non-plaques » d’égouts du parking et monter sur de sacrées bordures. On s’installe dans l’appartement déserté de l’ami de Victor : trois chambres et un salon pour nous accueillir tous les dix.
Il est 23 heures : on repart de suite pour le sauna qui nous est réservé jusqu’à 1 h du matin ! pourquoi pas ??? On y mange, on y nage, on y transpire, on s’y flagelle. N’ayez pas peur … juste une tradition du pays où votre voisin vous frappe le corps avec de « petites » branches de chêne pour vous en faire sortir les humeurs malignes … Et ça fait même pas mal !
Après tout ça, retour au bercail. Certains plongent directement dans les bras de Morphée, d’autres se mettent à refaire le monde avant que les bras de Morphée ne soient à nouveau libres.

Samedi 14 avril

Forcément, à avoir voulu refaire le monde, on est fatigué et le réveil est plutôt tardif pour certains : midi ! Mais cette grasse matinée est une première pour l’ensemble du groupe : et ça fait du bien ! D’ailleurs, il pleut ; et ça aussi, c’est une première !
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C’est une journée détente : faire des courses et goûter au plaisir de se retrouver tous les dix. Après un repas tardif vers 17 h, certains jouent aux cartes d’autres lisent ou se reposent sans compter la lecture du journal dont nous sommes contents qu’il soit à jour pour le plaisir de tous.
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Nous partons vers 22 h pour une partie de billard russe : c’est simple en apparence, mais arriver à faire rentrer les boules dans un des 6 orifices nécessite beaucoup de dextérité, toutes ces prouesses étant  placées sous l’œil attentif et bourru du gardien de la salle. J’ai l’impression d’être dans une salle d’entraînement pour boxeurs.
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Et la nuit, à une heure du matin, nous partons assister aux cérémonies de la Veillée Pascale Orthodoxe (qui dure jusqu’au lever du soleil). Nous allons successivement dans deux petites églises : elles sont pleines ; les fidèles s’y tiennent debout ; et on y sent la ferveur d’une jeune église dans laquelle les fidèles ont pu retrouver depuis peu leur vie de pratiquants.

Et après toutes ces découvertes nocturnes, le retour au bercail est le bienvenu, pour faire dodo pour les uns, et pour à nouveau tenter de refaire le monde une fois de plus pour les autres …

Dimanche 15 avril

9 h : lever des troupes, rangement des sacs, pour un départ chez Victor pour récupérer ses affaires puis chez  Radu pour un après-midi en famille. Nous prenons du retard : en groupe, tout est toujours plus long. Et le passage à la station-service n’arrange pas notre situation : le lecteur de carte bancaire de la station ne fonctionne pas, le téléphone non plus d’ailleurs … mais c’est trop tard : le plein de gasoil est fait ! Il ne reste plus qu’une solution : emmener le pompiste au distributeur bancaire : on trouve toujours une solution. Et enfin, nous nous mettons en route pour notre première destination.

Nous arrivons dans le village de Victor qui nous informe que sa maman est rentrée de Rome plus tôt que prévu : Victor et sa maman ne se sont pas vus depuis huit mois, et elle est « à la maison ». Quand nous arrivons devant la maison, la maman sort de chez elle et enlace son fils. Nous les laissons ensemble ; nous savons tous combien ces instants sont précieux !!! Viennent ensuite les présentations réciproques, une visite éclair de la maison, et les au-revoir : le tout aura duré vingt minutes.
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L’émotion est très forte ; à travers les pleurs, on ressent tout le drame moldave : des parents expatriés, écartelés, et des enfants qui, pour réussir, s’exilent eux aussi. Ces retrouvailles furtives nous ont profondément marqués. En ces moments, on a intensément ressenti la vie difficile des femmes et des hommes désireux d’un avenir meilleur pour eux et pour leurs enfants, et notre perception de l’immigré ou émigré est devenue plus réaliste.

Trente kilomètres plus loin, nous voici arrivés pour un après-midi chez Radu, élève de 1ère Bac Pro à Marcel-Callo. Maison cossue, mais ici aussi la même « constante moldave » : un papa et une maman qui ont travaillé en ex-URSS, en Espagne, ou qui travaillent encore en Italie. Table fastueuse, mets délicieux et souci de nous faire découvrir le petit univers de Radu quand il n’est pas en France ; un formidable et habituel accueil moldave en somme …
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17H30, ce dimanche 15 avril : nous repartons vers Chisinau, très satisfaits bien sûr de cette journée comme des précédentes, mais conscients que nous venons de vivre notre dernière invitation … Ce soir, nous dormons tous ensemble dans l’appartement de l’Université de médecine. Dernière soirée,  dernière nuit en Moldavie pour notre petite équipe bien sympathique.
Tout se passe au mieux : même avec un petit ballon d’eau chaude, il y a une douche chaude pour chacun. Lilian fait ses preuves en chef cuistot ; puis il faut faire la vaisselle. Pour d’autres, c’est régime télévision : on ne comprend rien aux commentaires, mais voir du foot féminin ou bien de gros costauds s’évertuer à soulever des charges bien trop lourdes ne demande pas beaucoup d’explications.
Et dire qu’il existe de nos jours des moyens pour soulever de telles charges ! Sans prendre de risques pour sa santé ou pour sa colonne vertébrale. Puis c’est dodo pour tous : « refaire le monde », comme nous l’avons fait à plusieurs reprises, demande trop d’énergie, et demain nous aurons certainement besoin de cette même énergie pour le départ vers la France !

Lundi 16 avril

Lever à 6h30, rangement des affaires, fermeture de l’appartement et départ pour le Collège des Transports où nous attend Andrei.

Quel homme ce Andrei ! Omniprésent à notre service depuis le début de notre séjour, il a fait un sacré boulot. Merci Andrei ! En voulez-vous une preuve supplémentaire ? Il m’a tenu informé (m’ = Jo Guillouche, et je vous ai retransmis ces infos) de l’avancée du convoi toute la journée du lundi. Et, entre ses deux courriels, il y a eu tout ce que vous pourrez lire ci-dessous. De : Andrei Castravet le : lundi 16 avril 2012 10:13, il nous signalait que, après les au-revoir au Collège des Transports de Chisinau plus longs que prévu sur le papier, "le groupe a commencé sa route à 10 h 35; Monsieur Antoci Eduard est parti avec eux jusqu'à la sortie de Chisinau". Et le lundi soir, à 19h22, j'ai à nouveau reçu un courriel de Andréi Castravet disant que « J'ai reçu un message de David qui a écrit : " Nous sortons tout juste de la douane ; ça a été très compliqué à la douane roumaine. Mais nous avons réussi en 6 heures " ». Grand merci Andrei pour toute l’attention que tu as portée au groupe de Marcel-Callo et du soin que tu as pris d’eux !

Revenons au matin avec nos voyageurs : au Collège des Transports, pendant que Philippe va à l’atelier avec Edouard pour fixer la plaque d’immatriculation de transit provisoire sur la moto,
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nous, nous répartissons dans les voitures les sacs, les tentes et les nombreux cadeaux achetés ou offerts. Nous prenons ensuite un dernier repas à la cantine scolaire avec échange de présents : Vincent offre au directeur, Monsieur Rusu, son petit camion-citerne qui va entrer dans la collection des miniatures du Collège ; en retour, tous les jeunes aventuriers reçoivent des mains du même directeur un diplôme d’honneur et d’autres surprises. Puis vient le temps des adieux et des embrassades. Les bonnes choses ont une fin … (Vous allez voir que cette remarque familière va prendre tout son sens dans une centaine de kilomètres).

12 h 15 : nous arrivons à la douane Moldave. Les élèves de la Safrane et de l’Espace se font contrôler. Et de notre coté, les papiers nous sont demandés : certificat d’immatriculation provisoire, facture de 150 €, et attestation de transit de la moto, les passeports, les cartes grises du Trafic et du plateau. Après une attente de 30 minutes, nos papiers nous reviennent et le douanier nous montre qu’il a apposé le cachet de la douane moldave sur le certificat d’immatriculation et  sur la facture de la moto : nous pouvons donc repartir. Et nous traversons le Prut (affluent du Danube), qui sépare la Moldavie de la Roumanie : la frontière passée, nous arrivons à la porte d’entrée de l’Europe contrôlée par la douane roumaine. Nous demandons à Victor de monter dans notre véhicule pour faire le traducteur en cas de problème avec la moto.

13 h 00 : on nous demande tous les papiers (véhicules et personnes). Les véhicules sont partiellement inspectés pour vérifier si nous possédons des cigarettes et de la vodka achetés en Moldavie. La loi est en effet très claire : 2 bouteilles d’alcool fort et 2 paquets de cigarettes par personne.
Le douanier demande en anglais à Philippe ce qu’il va faire de la moto, et Philippe lui explique que c’est pour une restauration. En vérifiant le prix indiqué sur la facture, le douanier sourit et dit que c’est beaucoup trop cher. Tout semble passer comme une lettre à la Poste jusqu'au moment où ...
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Un autre douanier demande à Philippe le certificat d’immatriculation de la moto et la facture. Victor explique que nous les avons déjà donnés au premier douanier qui procède à l’enregistrement et que nous les attendons. Le douanier ronchonne et explique à Victor qu’il fallait se renseigner avant d’acheter un tel engin en Moldavie et qu’il y a « des procédures à respecter pour qu’elle puisse entrer en Europe ».
Tous nos papiers nous sont rendus par le premier douanier et les élèves peuvent avancer et se garer sur le coté pour nous attendre. Et maintenant, nous pouvons donc donner les papiers de la moto au deuxième douanier. Il regarde les papiers et nous dit que « tous ceux-ci ne valent rien ». Il plie le certificat d’immatriculation, le met dans sa poche de chemise et nous rend la facture.
Un troisième douanier (plus sympathique) intervient et explique en français à Philippe qu’il y a un problème avec la moto et qu’il aurait fallu passer par un transitaire : Philippe lui montre que cela a été fait à Chisinau en Moldavie. Mais le douanier répond que « c’est valable en Moldavie mais pas en Europe ». Philippe demande si les papiers de transit peuvent être faits sur place. « Bien sûr, ce n’est pas un problème. Faites marche arrière, passez de l’autre coté du bâtiment, du coté des camions, garez-vous et allez faire vos papiers de transit. Il y a plusieurs entreprises de transit à votre service » répond le douanier. Enfin une réponse positive !
Philippe redemande le certificat d’immatriculation que le deuxième douanier avait gardé et nous faisons signe aux élèves de nous attendre plus loin, le temps qu’on fasse les papiers. Nous partons nous garer. Deux d’entre nous, Grégoire et David, restent dans le Trafic pendant que nous, Victor et Philippe, allons faire les papiers : nous entrons dans le bâtiment avec 160 € en poche, pour payer, au cas où … on se sait jamais ! Nous sommes accueillis par un nouveau douanier, très souriant, qui nous présente les trois bureaux de transitaire ouverts et nous dit que ceux de l’étage sont fermés. Victor lui demande lequel des bureaux choisir et le douanier répond, en français: « Faut choisir. Demandez lequel qui est pas cher. Alors, par quel commencez-vous ? »
Nous choisissons le premier qui est tenu par une femme souriante. Victor lui explique qu’il nous faut un papier de transit pour convoyer une moto en France. La femme perd aussitôt son sourire et nous explique que ça cause beaucoup trop de problèmes : elle a déjà failli perdre son travail avec une affaire semblable et elle a dû payer une très forte amende. C’est ce qui se passe quand la marchandise n’est pas présentée à la douane à destination. Elle préfère travailler avec des professionnels.
Nous allons donc vers le deuxième bureau : ici le transit est possible, mais il faut déposer une garantie en liquide d’environ 2000 €, récupérable à destination en présentant la moto au bureau de douane de Rennes. Impossible pour nous : nous n’avons que 1000€ en poche !
Reste donc la troisième bureau ! Victor commence à peine à expliquer notre cas que le transitaire nous répond qu’il ne veut pas travailler pour des particuliers. Il nous demande de sortir et de fermer la porte. Eh bien, nous voici dans de beaux draps !

Grégoire et David s’impatientent et nous rejoignent : nous décidons de retourner au bureau numéro 2, pour obtenir plus de précisions. Le transitaire nous sort un gros classeur dans lequel une simple feuille comporte un tableau d’estimation des montants de la taxe et du dépôt de garantie en fonction des valeurs du matériel. Selon ce document, une moto d’une cylindrée comprise entre 500 et 1000 cm³ a une valeur marchande de 3990 €. Puis, crayon en main sur un bout de papier déchiré, il se base sur cette valeur pour faire l’estimation des montants ; et l’addition tombe : 1700 € pour le dépôt de garantie et 100 € pour la taxe ! Il nous manque donc 800 €. Nous expliquons au douanier que nous ne disposons que de 1000 €, mais … 1800 € est son « dernier prix » !
C’est la « douche froide » ! Que faire ? Abandonner la moto à la douane ? Ou réunir la somme exigée ? Victor, énervé par cette situation, décide que nous devons rencontrer le chef du service de douane pour arranger la situation. Et David et Grégoire décident d’aller retirer de l’argent avec nos cartes bancaires dans la première ville roumaine à 20 km.
Les élèves suivent David et Grégoire jusqu’au centre ville. Ils s’arrêtent sur le parking d’un magasin Lidl où les élèves vont pouvoir se faire à manger. Au menu : cassoulet et salade de fruits. David et Grégoire retirent la somme de 3500 Leu (800 €) à la banque pour pouvoir les mettre au bout des 1000 €. Puis ils demandent aux élèves de patienter sur le parking du supermarché jusqu’à notre retour, et repartent en direction de la douane.
De notre coté, Victor et moi, Philippe, partons tous les deux à la recherche du chef de douane que nous finissons par trouver et auquel nous expliquons nos problèmes. Il comprend la situation et décide de parler avec le transitaire. Nous patientons à l’extérieur du bureau dans le hall d’accueil. Pas besoin de comprendre le Roumain : nous comprenons tout suite que la tension monte entre les deux hommes et qu’une longue dispute commence. Victor m’explique que le chef de douane soupçonne le transitaire de gonfler ses tarifs pour alimenter son coffre-fort, et qu’il lui dit que ses tableaux d’estimation des valeurs marchandes sont inadaptés aux produits. Après un quart d’heure d’altercation, le chef de douane ressort du bureau et nous explique qu’il a tout fait pour arranger la situation mais que le transitaire est très rigide. Nous lui serrons la main pour le remercier et il repart à son poste.
Nous patientons trois quarts d’heure en attendant le retour de Grégoire et de David tout en jouant à des jeux sur nos téléphones portables. Quand soudain le transitaire sort de son bureau et nous demande les papiers de la moto. Victor et moi nous regardons un peu surpris. Aurait-t-il eu pitié de nous en nous voyant attendre ? Ou bine se serait-il fait remonter les bretelles par le chef de la douane ? Nous le suivons dans son bureau et il nous demande l’immatriculation du Trafic. Je téléphone donc à David et Grégoire qui m’annoncent qu’ils sont sur la route avec les 800 € manquants. Le transitaire remplit tout un formulaire sur informatique en demandant un tas d’adresses et d’informations pour le transit.

Grégoire et David arrivent enfin et ne comprennent pas non plus pourquoi le transitaire s’occupe à nouveau de notre cas puisqu’il sait que nous disposions que de 1000€ . En fait, crayon en main sur un nouveau bout de papier déchiré, le transitaire est en train de refaire son calcul ; et la nouvelle addition tombe : cette fois, c’est … 95 € pour la taxe et 700 € pour le dépôt de garantie !!! Eh oui, vous comptez bien : les 1800 € du premier calcul sont devenus 795 € après re-calcul ! Preuve s’il en fallait, pour vous les élèves, qu’il faut toujours refaire ses calculs deux fois !!! Et donc, le retrait d’argent dans la ville voisine n’était pas nécessaire ? Bof, ce qui est fait ne sera plus à faire !
Nous proposons au transitaire de le payer en Leu ; mais ce n’est pas possible parce qu’en France le dépôt de garantie ne pourra pas être rendu dans la monnaie roumaine. L’atmosphère se détend. Le paiement effectué, le transitaire établit un procès-verbal de dépôt de garantie qui prouve que j’ai déposé une caution de 700 € et imprime un reçu pour la taxe de 95 € que je lui ai versée. Il me demande ensuite un RIB que j’imprime par Internet en me connectant à ma banque en ligne pour le remboursement de la caution de 700 €. Et enfin, il nous imprime le certificat de transit international et nous pouvons reprendre la route après un contrôle de la moto et une petite inspection du Trafic.

18 h : nouveau départ en quelque sorte. Il va nous falloir rouler de nuit et changer notre plan de route. C’est dommage pour l’étape que nous espérions faire à Curtisoara : nous prévenons Gérald, le responsable de l’association Redon-Curtisoara, de notre défection. Nous décidons de prendre la route du centre parce qu’elle est plus courte et en bon état ; mais elle est très fréquentée. Quand la nuit tombe, nous nous arrêtons et nous mangeons dans une restauration rapide à 2 € 50 le menu : nous ne sortirons pas les casseroles, d’autant que la météo n’est pas terrible.
Nous respectons notre contrat passé avec les parents : la nuit, ce sont les professeurs qui conduisent. C’est parti pour deux heures de conduite nocturne avec les nouvelles équipes : David, Fred et Vincent dans leur ‘Frane’ (ainsi dénommée parce que, avec la CB, on doit préciser la voiture qui « cause » et on doit attende 1 seconde avant de parler sinon Safrane ça donne ‘Frane’) ; Grégoire, Romain, Victor et Adrien dans le ‘Space’ ; et Philippe, Lilian et Mallory dans le Trafic (les profs savent attendre 1 seconde !).

Minuit : le château de Dracula n’est pas loin. Nous nous arrêtons pour dormir. En 2 secondes, les tentes sont montées sur le parking d’un restaurant d’altitude. Et, la longueur de la journée et l’intensité des événements aidant, c’est en 3 secondes que petits et grands s’endorment !

Mardi 17 avril

C’est sous la pluie des Carpates que nous nous levons à 8 h 15. Mais, à peine éveillés, nous sommes déjà ingénieux ! Nous installons une bâche entre le Trafic et l’Espace pour pouvoir préparer et prendre notre petit déjeuner. Nous pouvons admirer au loin les hautes cimes enneigées. Puis fin de la poésie … la vaisselle, le brossage de dents, et c’est reparti pour une journée de roulage. La route centrale de la Roumanie est fraîchement refaite et ça avance vite.
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Le midi, nous mangeons dans un restaurant routier à 5 € le repas et faisons des courses pour la semaine chez Metro et chez Carrefour.

Contact téléphonique de Jo Guillouche au convoi à 15 h, heure française : tout va bien sur le chemin du retour. Ils sont à Arad en Roumanie, à environ 150 km de la frontière hongroise, et ils prévoient d'arriver ce soir à Budapest. Les professeurs expriment leur très grande satisfaction de l'équipe d'élèves qui les a accompagnés pour cette grande virée à travers l'Europe et en Moldavie évidemment. Et les élèves ... bien sûr qu'ils expriment la même satisfaction pour l'enchantement de ce séjour ... mais en plus ils redeviennent les enfants qu'ils ont été et qui vous demandaient sans doute souvent, à vous leurs parents : "quand est-ce qu'on arrive ?" quand vous faisiez un long voyage en voiture. Eh bien, ils redeviennent ceux-là, et, maintenant, c'est aux professeurs accompagnateurs qu'ils demandent la même chose !!! Comme quoi, quand on dit que les voyages forment la jeunesse, en fait ça veut dire que ça rajeunit les jeunes !!!

Retour au récit des voyageurs : nous passons la douane hongroise à 18 h 40 et reculons nos montre d’une heure. Nous attendons un peu l’Espace en sortie de douane : les papiers de Victor (« le grand Victor ») sont plus long à contrôler. À 18 h 50, nous reprenons la route en direction de Budapest.
À 20 h, on s’arrête pour manger sur une aire d’autoroute 80 km avant Budapest. Au menu : soupe (tomate-vermicelle ou crème-champignons ou croutons-oignons), sandwich (pain, beurre, jambon, fromage, ketchup) et yaourt liquide en  bouteille saveur fraise-kiwi. Des cars Atlassib en nombre avec leurs grosses remorques ramènent sur leurs lieux de travail des dizaines de travailleurs roumains, hommes et femmes, jeunes et vieux, qui reviennent des fêtes de Pâques dans leur pas. Tous sortent, déjà assommés par leurs longues heures de voyage, mangent le repas préparé au pays, affluent aux  toilettes et … c’est reparti : en route pour 48 heures de voyage vers un petit boulot au Portugal ou en France, dans les champs du sud de l’Espagne, ou en Italie pour faire du ménage. On ne peut s’empêcher de penser à toutes nos rencontres moldaves …
À 21 h, le soleil s’est couché ; les professeurs prennent les volants, avec dans la Safrane : David, Fred et Lilian, dans l’Espace : Greg, Romain, Victor et Adrien, et dans le Trafic : Philippe, Vincent et Mallory. Nous roulons jusqu’à 23 h, et nous arrêterons sur une aire d’autoroute à 30 km de la frontière autrichienne. Et à 23h30, tout le monde est couché, bercé par le bruit incessant des camions.

Mercredi 18 avril

Lever à 7 h 30, petit-déjeuner, vaisselle, pliage de tentes, brossage de dents, ...
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et c’est reparti : nous reprenons la route à 9 h 00. À 11 h 00, nous traversons Vienne pour admirer son centre-ville, sa cathédrale et le château de Sissi l’impératrice avec un toit orné de plusieurs statues. Nous ne pouvons nous arrêter : les places de parking sont toutes occupées.
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Nous continuons notre route. Et à 13 h 00, nous sommes à la hauteur de Linz sur l’autoroute en direction de Munich. Nous changeons de conducteurs et nous repartons vers Munich pour la visite du musée BMW. Nous espérons ne pas être retardés car les infos par SMS de notre ‘GO-super-Yves’ nous indiquent que le musée ferme à 18 h.
Station-essence et station-pipi, mails, tout nous retarde et nous rapproche de l'heure fatidique : les bouchons de Munchen semblent eux aussi nous narguer … mais nous arrivons à 16h30 et nous disposons donc d’1h30 pour la visite d'un musée pas trop grand, mais superbe et « deutche kalitat ».
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Nous passons ensuite sur le trottoir d'en face pour une visite du show-room de BMW : des clients viennent ici se faire livrer leur véhicule aux yeux de tous ,dans le saint des saints de BMW. Nous trainons une bonne heure avec plaisir dans ce lieu sacré et puis sortons sur le parvis du musée. Savez vous que nous avons failli abandonner nos véhicules sur place pour s’offrir un retour en moto et en groupe ... mais tout le monde n'avait pas son permis ! Alors ce sera peut-être pour la prochaine fois !
Revenons au présent : malgré tout, nos Renault, auxquelles nous n’avons pas parlé de nos tentations précédentes, nous sont fidèles et reprennent la route pour Stuttgart où nous arrivons le soir. Après plusieurs essais infructueux, nous nous arrêtons sur le parking d'un Burger King, sorte de McDo où l'on mange des sandwiches chauds. C'est moyen, mais les jeunes préfèrent cela à une boîte de cassoulet embarquée à Redon le 1er avril. C’est au libre choix de chacun, et à ses frais : certains ont craqué.
Rompus et repus, nous installons notre campement sur les pavés du parking, notre plancher préféré (plat, sans bosse ni flaque). Merci à l'ingénieur qui a mis au point la tente qui se monte en 2 secondes d'une célèbre marque française : pour nous c'est le paradis. Et ça ne passe pas inaperçu : les allemands du troisième âge fraichement débarqués de leur bus, qui découvrent ce campement sur une aire de jeu, sont interrogatifs, dubitatifs, et légèrement soupçonneux ; mais, en groupe, rien ne nous arrête et c'est notre force et notre chance à la fois ! De toute façon, nous ne faisons rien de mal …

Jeudi 19 avril

Oh là là ! Qu’il fait froid au lever ce jeudi matin ! Tout est gelé, et la moto de Philippe est toute blanche : à croire qu’une fée est passée le recolorer cette nuit ! Eh bien ça, ça vous fait un réveil tonique !
Départ ensuite pour une nouvelle journée de roulage, avec pour objectif Orléans ce soir. Gros bouchon dès le départ, sans doute à cause de la coupe d'arbres pour élargir l’autoroute Munich-Stuttgart. Nous faisons un dernier plein en Allemagne, mais ça a failli nous causer de gros soucis : en effet, chaque ‘voiturée’ pensant que l'autre avait effectué sa mission, le Trafic s'en va sur le parking de la station sans régler l'addition de 138 €. Et tous de voir le pompiste se mettre à crier dans la boutique, noter sur un papier qu’il tient à la main le numéro de la plaque d’immatriculation, et se préparer à faire appel à la police. Un fâcheux concours de circonstances heureusement interrompu rapidement !
Nous passons la frontière vers midi, avec le sentiment heureux de nous retrouver dans notre patrie après une longue absence et l’impression de vivre en même temps la chronique d'une fin annoncée. Nous déjeunons au col de Saverne. Un alsacien (c’est sûr qu’il l’est, du fait de son accent et de son accoutrement, sans la plume sur le chapeau quand même) s'arrête, persuadé que nous possédons une BM, et se met à nous raconter son "rallye moto des éléphants" sous la neige en 1973, http://www.ina.fr/economie-et-societe/vie-sociale/video/CPF04006202/rallye-des-elephants.fr.html, une épopée pendant laquelle, selon ses dires, seuls les engins germaniques redémarraient dans les conditions dantesques du rallye. C’est notre dernier pique-nique sur la route, et ça nous semble  dommage parce que nous commençons à friser la perfection côté organisation.
Le soir, nous décrétons la fin de l’étape à Montargis : Orléans est encore trop loin et il nous faudrait rouler de nuit. Le camping est ouvert mais il n'y a personne à l'accueil : eh bien, dans ces conditions, il ne nous reste qu’à nous installer dans ce beau camping trois étoiles avec des douches à jetons (LOL) : c'est pas courant ! Et, pour le repas du soir, on déroge à la règle : une bouteille de bière (2,5l pour 10 personnes) est ouverte pour fêter l’avancement du voyage et célébrer notre tranquillité retrouvée : car on sent bien que les incertitudes sont derrières nous. Et puis c’est dodo.

Vendredi 20 avril

Montargis à Redon : c’est ce qui nous reste à parcourir aujourd’hui après la douche chaude pour ceux qui ne l'avait pas prise la veille. Au petit-déjeuner, nous nous rendons compte que le camping n’ouvre qu’à 9 h, et personne n'a envie d'attendre l'arrivée de la réceptionniste pour partir. Mais, en sauveur, le gardien en robe de chambre nous lâche un « allez-y comme ça » ! Vive les campings municipaux français et merci la municipalité de Montargis pour votre accueil.
0-feuille-de-route-retour-md2012.jpgCarte du trajet-retour

Dernier départ, en route vers Redon. Pas d’ennui, pas de problème si ce n’est des déviations qui nous font nous perdre un peu et faire quelques kilomètres supplémentaires ; mais ce n’est rien au regard de tout ce qu’on a déjà parcouru. La route n'est pas facile, la circulation entre Le Mans et Laval est pénible.
Et puis … ça y est, nous l'avons ! Quoi ? Ben, notre première panne depuis le départ ! Une petite panne, mais il faut quand même s'arrêter, se glisser sous le plateau et réparer le câble de frein dont les écrous, fatigués de se faire secouer tous les jours, ont décidé de se faire la belle. Et, pour les connaisseurs, on aurait bien voulu mettre les écrous pris sur la Dnerp, mais ils ne font pas l'affaire parce qu’ils ont un pas spécial ; c’est vraiment dommage pour la symbolique.
Ca repart et, peu à peu, on se rapproche de Redon. 15 secondes après avoir passé la pancarte indiquant l’Ille-et-Vilaine et souhaitant la bienvenue en Bretagne, la pluie s'abat sur nous et sans trucage ! Une formidable averse : signe des cieux sans doute, signe de reconnaissance certainement ; « ça sent l’écurie », comme on dit par chez nous ; bienvenue au bercail !

Et à 15 heures, on arrive à Marcel-Callo !
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Eh oui, nous sommes tous là : il est 15 heures ce vendredi 20 avril, et on accepte de poser pour une photo-souvenir de notre arrivée. Derrière nous se cache le side-car qui nous a tellement occupés lundi dernier. Et nos 3 Renault méritent bien elles aussi de figurer sur la photo-témoignage : alors, ok pour une dernière !

De 15 h à 17 h, heure que nous avons indiquée à nos familles pour venir nous chercher au Lycée, nous prenons le temps d’arriver, de boire qui une soupe qui un café ou un thé, de ranger toutes les affaires du voyage, de nettoyer les véhicules, et bien sûr, surtout à partir du moment où nos familles arrivent une à une, de commencer à se remémorer et à se raconter ce qui s’appelle désormais des souvenirs …Et puis, tout ayant été bien fait, chacun peut repartir chez lui … On se revoit lundi matin …

 

&& LE BILAN DES ADULTES &&

David Beaudrit, Grégoire Deheunynck, Philippe Hercelin et Yves Albecq

Avec 7008 kilomètres aux compteurs de nos trois voitures depuis le 1er avril, c’est une distance parcourue digne des oiseaux grands migrateurs ! C’est ce qui s’appelle une grande pérégrination ! Et c’est surtout ce qui s’appelle une belle et formidable expérience de vie et de rencontres dont les élèves vont compléter le récit à votre intention en témoignant ci-dessous chacun de ce qu'ils ont vécu et de ce qui les a marqués.

Pour conclure cette aventure, nous disons merci à tous pour ce séjour dont les marques sont :
> un accueil chaleureux et une organisation bien serrée ;
> une super-équipe dans laquelle chacun a pu trouver sa place ;
> une belle complicité entre toutes les personnes ;
> un beau challenge engagé et réussi de bout en bout ;
> une belle coopération avec le collège de transport de Chisinau ;
> des perspectives intéressantes pour l'avenir ;
> de belles rencontres en tous lieux ;
> de beaux paysages tout le long du voyage ;
> des souvenirs plein la tête et plein les valises ;
> des véhicules qui ont bien voyagé ;
> et  un traducteur, notre Victor, qui nous a tellement bien aidés.

Nous remercions aussi très sincèrement "les hommes de l'ombre"  du projet, ceux qui nous ont grandement aidés dans toute la préparation en étant présents eux aussi tous les jeudis soir pour le projet et qui sont restés en France. Merci à Didier qui a travaillé à la préparation de la Rosengart et a préparé la pharmacie de voyage avec Marie, sa fille. Merci à Gilles qui a remis en route la Rosengart, repeint les deux capots des véhicules et remis en fonctionnement l'Espace qui a ensuite fait tout le trajet sans la moindre panne.

Nous avons vécu une belle aventure.
Nous avons eu plaisir à vous la faire partager avec nos récits quotidiens.
Nous avons apprécié votre soutien et votre attention au récit de nos aventures.
Nous nous avons pu participer à cette formidable équipée grâce à vous, nos familles.
Nous vous remercions et vous exprimons à toutes et tous notre reconnaissance et notre amitié.

 

&& LES TÉMOIGNAGES DES ÉLÈVES &&

Victor Macari, Vincent Raquois, Frédéric Rialland, Lilian Bily,
Mallory Gautier, Romain Chénais et Adrien Bénard


Victor Macari

Pour moi, qui suis un élève moldave scolarisé à Marcel-Callo, le voyage en Moldavie a été très intéressant et j’ai découvert beaucoup de choses qui m’ont impressionné. Je me suis fait de nouveaux copains français qui se sont montrés très sympas et gentils. Pendant tout le voyage, on s’est bien amusé en racontant histoires marrantes et blagues qui nous ont bien fait rire. Et, en Moldavie, j’ai essayé d’être le plus souvent possible avec mes potes français  pour faciliter leur intégration à la vie moldave.
Mon meilleur souvenir restera sans doute les retrouvailles avec ma mère qui m’ont beaucoup touché. Je suis déçu que ce moment fut si court : pour moi, ce furent les 20 minutes les plus fortes et les plus émouvantes du voyage. J’ai appris que la distance est une barrière que l’on peut franchir même si elle fait mal : une fois que l’on a retrouvé la personne qu’on aime, ce n’est que du bonheur !
Je remercie les professeurs de m’avoir emmené et de tout ce qu’ils ont fait pour que le voyage se déroule bien. Les trois semaines  qu’on a passées ensemble ont vraiment été magnifiques.

Lilian Bily

Mon souvenir du voyage, c’est le mercredi 11 avril à ‘Chisno’. J’étais allé changer de l'euro en lei moldave pour faire un bowling ; de ce fait, les autres avaient commencé la partie sans nous, et nous avons donc dû jouer plusieurs parties d’affilée pour arriver au même stade qu’eux ; et moi, je ne faisais tomber aucune quille jusqu'au moment où je commençais à m'énerver, et alors là … je me suis mis à faire des ‘spares’ !
Nous sommes ensuite allé manger Mac-Do, puis je suis rentré avec mon correspondant. Il m'a fait conduire sa voiture pendant environ 500 mètres. Le seul problème, c’est que je n'avais jamais conduit une voiture : alors j'ai calé 3 fois car je n’appuyais pas assez vite sur la pédale d'accélération ; on était alors à environ 6 km de Chisno.
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Le voyage s’est bien passé ; et, ce qui est incroyable, c’est que je me suis fait des amis dans un endroit du monde où je n’aurais jamais imaginé me rendre un jour !

Adrien Bénard

‘Pfff’ ! Comment choisir une aventure parmi toutes celles que nous avons vécues ?
Commençons par l’arrivée le vendredi soir 6 Avril vers 20 h. Après avoir parcouru les derniers kilomètres entre la frontière et la capitale, nous voici enfin arrivés au collège de transport de Chisinau. Nous avons à peine le temps de sortir des véhicules et de réaliser que nous sommes enfin arrivés à destination après ce très long voyage qu’on nous annonce très sérieusement que nous partons directement dans nos familles d’accueil !
La séparation d’avec mes compagnons fut très brutale : en moins de 5 minutes, me voici, sac à la main, emmené vers une voiture dans laquelle mon correspondant et trois de ses amis m’attendaient ! Presque comme dans les films d’espionnage ! Et là, les présentations faites, mon correspondant me regarde avec un grand sourire et me demande : « Discothèque ? ». Dans ma tête, je me suis dit : « non, tu es trop fatigué », mais je lui ai répondu oui. Et me voilà parti en boite de nuit, dans un pays que je ne connaissais pas, avec 4 personnes que je ne connaissais pas et dont je ne comprenais pas la langue ! Je vous laisse imaginer dans quel état j’étais : rongé par le stress et la peur au ventre. Et puis, petit à petit, j’ai déstressé et, finalement, j’ai passé une excellente soirée. Et ensuite j’ai rencontré des gens fantastiques tout au long de ce week-end de folie. Merci pour tout !
Ce voyage m’a également permis de confirmer une amitié et d’en créer une nouvelle. Entre les soirées au Calsberg ou au Booz-Time et l’énorme duo franco-moldave au karaoké Paparazzi avec Victor, je ne me suis jamais autant amusé en une semaine. Grâce à une entente parfaite avec nos correspondants moldaves, nous avons bénéficié d’une semaine mouvementée : entre fous rires, découverte de la capitale et soirées, je ne savais plus où donner de la tête …
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La principale qualité de la Moldavie que j’ai retenue de ce voyage est l’immense et incroyable gentillesse de ses habitants. Ils donnent tout, même quand ils n’ont plus rien pour eux. Les deux familles qui m’ont accueilli l’ont fait avec le cœur sur la main : chez eux, à plus de 3000 kilomètres de la France, je me suis senti comme chez moi et cela n’a pas de prix. Une amitié franco-moldave est née entre ces familles et moi. Je garderai le contact avec elles le plus longtemps possible. MULTUMESC PENTRU OSPITALITATE !!!!!

Romain Chénais

Une anecdote ? Après quelques jours de route, nous sommes arrivés le mercredi 4 avril en Roumanie et nous nous sommes mis à rechercher un endroit pour installer notre campement et passer la nuit.
Un habitant est sorti de chez lui pour nous proposer son terrain derrière sa maison. Nous avons accepté son offre et, après une magnifique manœuvre du Trafic effectuée par Philippe pour mettre en sécurité la Rosengard, nous avons commencé à monter notre camp. L’habitant qui nous a accueilli nous a montré sa jolie prise à la pêche puis nous a fait une démonstration dans son atelier : son travail consiste à monter des fenêtres et portes en PVC. Cette soirée a été géniale et a parfaitement lancé notre aventure qui s’est soldée par d’innombrables découvertes.
Magnifiques, comme tous les paysages découverts pendant le voyage ;
Originales, comme la qualité des routes en Moldavie ;
Loufoques, comme la façon de vivre à la moldave ;
Délirantes, comme toutes les soirées passées ensemble ;
Amicales, comme les amitiés créées ou renforcées pendant le voyage ;
Vinicoles, comme les boissons, Vodka et Vin, consommées avec modération ;
Inoubliables, comme ce séjour de 3 semaines ;
Etonnantes, comme l’Espace qui n’a eu aucune panne sur la route !
MERCI pour tout !

Mallory Gautier

Toute cette excursion a été un excellent voyage, que ce soit les 2 semaines de route ou la semaine passée dans la capitale moldave. Ce voyage a été très riche en émotions et en découvertes. On a eu la chance de découvrir par notre vécu ce que signifie « avoir le sens de l'hospitalité », au point de pouvoir nous sentir à l'aise dans ce pays qui a un petit air de ressemblance avec ‘chez nous’.
La remise officielle de la Rosengart le lundi 9 avril au collège de transport de Chişinău, sous l’œil de la télévision moldave, a été un moment fort de ce voyage parce que c’est cette voiture française de 1936 qui nous avait entrainés dans cette magnifique aventure. Pendant la cérémonie, nous étions tous autour de notre petite voiture, les élèves et professeurs moldaves ainsi que nous, les français. Et notre Rosengart était fière d’être entourée de véhicules restaurés par les soins de élèves du collège et impatiente de bénéficier du même sort et de devenir aussi belle que les autres.
Merci à tous pour cette belle aventure.

Vincent Raquois

L’un de mes souvenirs marquants de ce voyage est le samedi matinée 7 avril. Avec mon correspondant, sa sœur et des amis à lui, nous avons fait de la barque sur le fleuve Nistru, le long de la ville d’Oxenta. Ce fleuve est l’un des deux fleuves de Moldavie. Ma première surprise a été de constater qu’en navigant sur ce fleuve nous devions écoper toutes les cinq minutes à cause d’un trou dans la barque ; mais ça n’inquiétait pas mes hôtes !
Deuxième surprise : sur le fleuve, on est à l’extérieur du village et, de là, on a un autre point de vue sur les villages et leurs habitants : on voit bien la pauvreté des gens, mais on voit aussi des exceptions. Dans un endroit par exemple, on voyait deux hors-bords avec pontons personnels sur le  fleuve et grandes maisons en arrière. Surprenant quand même ! Mais mon correspondant m’a expliqué que, dans ces villages, beaucoup d’adultes travaillent à l’étranger et envoient l’argent qu’ils économisent à leurs familles restées en Moldavie ; ils reviennent en Moldavie à l’âge de la retraite.
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Ce que je retiens profondément de mon séjour, c’est le sentiment que la Moldavie est un pays pauvre mais très accueillant, et la certitude que ceux de ses habitants qui m’ont accueilli ont fait le maximum avec les moyens qu’ils avaient pour me recevoir comme un dignitaire. Je leur en suis reconnaissant et les remercie très sincèrement.

Frédéric Rialland

Voici quelques anecdotes que je retiens parmi toutes celles que j’ai vécues pendant ce long voyage riche en émotions fortes.
Commençons par le commencement, c’est-à-dire par cet accueil plus qu’étonnant le vendredi soir au collège de Chisinau : à peine arrivés, après une semaine de route et de vie collective, nous voilà aussitôt obligés de nous séparer pour le premier week-end en campagne dans des familles moldaves ! Pas même le temps de dire ‘ouf’ !
Me voici donc parti en voiture avec mon correspondant, sans savoir réellement où je vais, sur des routes plus que sinueuses sur lesquelles il roule à grande vitesse sans se tracasser, et nous arrivons enfin dans un petit village où habite sa famille, à environ 40 kilomètres au nord de la ville. Et, à peine arrivé, j’ai dû courir déposer mes affaires, me déchausser et me laver les mains car j’étais très attendu pour manger. Ceci fait, je suis donc revenu au milieu des membres de la famille alors que mon correspondant s’en était allé. J’ai été étonné de voir tout ce qu’il y avait sur la table et impressionné de les voir tous en train de me regarder alors qu’ils ne comprenaient absolument rien de ce que je pouvais leur dire ; la réciproque étant tout aussi exacte ! Alors ils me font comprendre par des gestes qu’il faut que je m’assoie au milieu de la banquette.
Me voici bientôt rassuré en voyant mon correspondant revenir avec plein de pichets dont je ne connaissais pas les contenus  … Mais ne vous inquiétez pas : peu de temps après, j’ai compris … C’était du vin et de la vodka que nous pouvions boire à volonté ; qu’il fallait les boire au shooter tout au long du repas qui était lui aussi disponible à volonté. C’est donc ainsi, autour de cette grande table, que j’ai pu faire connaissance avec tous les membres de la famille de mon correspondant ; et c’est ici que mon aventure moldave a donc commencé …
A l’issue de ce week-end à la campagne, après tous ces repas rapprochés - leur nombre est situé entre 5 et 6 par jour - et toutes ces visites enrichissantes, je me suis vraiment rendu compte que mes hôtes moldaves ont un sens de l’accueil et de l’hospitalité très développé. Et je m’en étonne encore en ayant vu leurs conditions de vie. J’ai pu partager intensément des moments de vie simples de cette famille qui m’a ‘adopté’ pour deux jours et intégré dans son cercle de relations : je suis invité à participer à plusieurs de leurs événements : à des mariages et aussi à leurs prochaines vendanges pour goûter leurs récoltes …
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Pour conclure et remercier : à tous mes hôtes, je tiens à vous dire que ce séjour a été pour moi une expérience très enrichissante, de laquelle je suis ressorti à la fois étonné de toutes les découvertes et heureux de toutes les rencontres. J’ai pu constater que vous avez vraiment le cœur sur la main ! Soyez-en remerciés !

 

Remerciements du Lycée Marcel-Callo

par Jo GUILLOUCHE, directeur-adjoint

En ce qui me concerne, je tiens à vous dire à tous:

1 - Que je remercie tous les adultes encadrants pour nous avoir permis de vivre presqu’en direct leurs aventures grâce à l'envoi par les enseignants de courriels réguliers et, au fur et à mesure de l’avancement du séjour, de plus en plus prolixes et complets : ils ont d’ailleurs avoué à leur arrivée qu’ils se sont piqués au jeu de l’écriture et du témoignage.
De là à penser que ce voyage a aussi servi à faire naître des vocations d'écrivains, il n'y a qu'un pas … Et je vous le dis, à vous les épouses et compagnes et enfants de nos quatre mousquetaires, le pli est pris ! Lors de vos prochaines vacances en famille, quand vous les verrez se diriger vers leurs ordinateurs, ce sera pour faire le récit de votre journée ! Et c’est ainsi que vous deviendrez des stars …
Pour revenir au séjour moldave des trois dernières semaines, c’est bien parce qu'ils ont pris le temps de nous informer que j'ai pu vous retransmettre ces informations, et c’est parce que leurs récits étaient divers dans leurs points de regard, instructifs et toujours empreints d’humour et d’humanité, que vous avez eu plaisir à les lire.

2 - Que je remercie les conjoints et enfants des adultes du groupe de les avoir laissé s'en aller si loin et d'avoir accepté qu’ils se lancent dans cette nouvelle aventure humaine, très belle certes, mais aussi tellement chargée de responsabilités.

3 - Que je remercie les élèves pour l'excellence de leurs attitudes et comportements pendant tout ce séjour, qui explique en grande partie la grande satisfaction de tous à l’issue de cette équipée. Ils ont su faire corps avec les adultes et faire de leur groupe un véritable équipage solidaire et convivial. Avec un merci tout particulier à Victor – ‘le grand’ – dont le guidage, l’intercession et l’interprétariat ont été de formidables éléments facilitateurs pour tout le voyage-séjour.

4 - Que j'exprime ma profonde reconnaissance à tous les responsables du CTC et à toutes les familles moldaves qui ont accueilli les nôtres chez elles: leur accueil et l'attention qu'ils ont apportée à chaque personne de l'aventure ont été vraiment extraordinaires ! Et parmi toutes ces personnes, il faut citer Andrei, dont l’accompagnement a été formidable tout au long du séjour, et les familles des élèves moldaves de Marcel-Callo, Radu, Adrian et Victor.

5 - Et, en conséquence, que j'ai eu grand plaisir à vous retransmettre le récit de voyage des aventuriers, et à mettre en ligne au fur et à mesure le suivi de cette aventure sur le site du Lycée-Pro Marcel-Callo pour, je l'espère, la satisfaction des voyageurs et des familles restées en France.

Avec mes salutations amicales à toutes et tous.

Bravo et très sincèrement :
"mare va multumesc pentru toate !"

le 21 avril 2012
Jo GUILLOUCHE, directeur-adjoint du Lycée Marcel-Callo, Redon, France

Date de dernière mise à jour : Dim 06 Mai 2012