Entreprises et organismes partenaires

Cette page donne des nouvelles de nos partenaires,
nouvelles collectées dans la presse ou données par les partenaires eux-mêmes.
Au sommaire de cette page, par ordre alphabétique :
- ADEOS TOLERIE REDON Ouest-France du 20 février 2017 et du 8 janvier 2012
- BESNE MECANIQUE de PRECISION Ouest-France 7 janvier 2015
- ESPACE, Ouest-France 16 décembre 2014, 15 septembre 2014
- FIGEAC AERO d'après Ouest-France 9 juillet 2014 et du 25 janvier 2017
- HALGAND
Ouest-France 13 Novembre 2014, 18 novembre 2013
- HYDRAUMATEC, Le Ploermelais 6 decembre 2014, Ouest-France juillet 2012
- RABAS Ouest-France 9 septembre 2013
- SIMRA Ouest-France 10 janvier 2014, 28 novembre 2014
- STELIA, société issue d'Aerolia et Sogerma Ouest-France 15 janvier 2015
- TGSO Redon Les Infos de Redon du 5 octobre 2016

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Adeos, une entreprise en pleine expansion près de Redon

Ouest-France le 20/02/2017

Situé à Sainte-Marie, le spécialiste de la tôlerie va ouvrir une nouvelle usine et se développer davantage à l'international. Vendredi 17 février 2017, l’entreprise a reçu la visite de la ministre du Travail qui a rencontré ses dirigeants et des acteurs économiques locaux.

Adeos visite de la ministre du travail le 17 fevrier 2017
Jacques François a fait visiter son entreprise à Myriam El Khomri, ministre du travail. | O-France

Une entreprise en croissance

L'entreprise Adeos a eu l'honneur de recevoir la visite de Myriam El Khomri, ministre du Travail, vendredi après-midi, à Sainte-Marie. Même si ce n'était pas la raison première de sa venue dans le pays de Redon, qui était de rencontrer les salariés de l'entreprise Tezea, à Pipriac, dans le cadre de l'expérimentation Territoires zéro chômeur. 

« Notre entreprise était au programme, car elle a une vitesse importante de développement et je suis aussi le président du club des entrepreneurs », explique Jacques François, le directeur. Ainsi, plusieurs acteurs du territoire ont pu être réunis pour discuter, avec la ministre, des actions menées localement en matière de développement économique.

Création d'emplois

Spécialisé dans la tôlerie des transformateurs électriques, Adeos en est un exemple, parmi d'autres, de réussite. « En 2001, on avait huit salariés, désormais 25 et on vise les 35 en 2020, résume Jacques François. Notre activité augmente de 15% tous les ans, depuis trois ans. » L'entreprise prévoit encore de progresser d'ici 2020, pour passer de cinq à dixmillions d'euros de chiffres d'affaires. « Nous sommes spécialisés dans une niche, ce qui permet de se développer, notamment à l'international », note Jacques François pour expliquer ce succès.

Trois grands projets devraient aboutir cette année: « Une nouvelle usine, Livad, va ouvrir le 1ermai, avec cinq salariés, au parc industriel de la lande de Saint-Jean. Le lieu sera spécialisé dans la peinture industrielle, ce qui nous permettra de moins sous-traiter et de sous-traiter à d'autres ». Les deux autres nouveautés ne concernent pas le pays de Redon: « Une entreprise va ouvrir en Algérie (tôlerie, peinture et fabrication de matériels électroniques) et une autre au Sénégal (production de postes de transformation). Ce sont des activités complémentaires, pas de la délocalisation. »

Le tôlier Adeos équipe les postes électriques de France

Ouest-France entreprises le 

Adeos 2012 1 Adeos 2012 2 Adeos 2012 3

Adeos 2012 4 jacques francois Adeos 2012 5 christophe maugan

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

TGSO fête ses 25 ans et son agrandissement

Partenaires tgso 2016 09 30 25eme anniversaire les infos reduit

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Figeac Aéro va créer 300 emplois en France, dont 30 à Saint-Nazaire

par Thierry HAMEAU et Even VALLERIE. Ouest-France entreprises le 25/01/2017

L’équipementier décroche un contrat historique auprès d’un fournisseur d’Airbus et Boeing. L’entreprise de Figeac compte ainsi créer 300 emplois en France, dont une trentaine à Saint-Nazaire. Une centaine de postes supplémentaires sont espérés par la suite en Loire-Atlantique.

Figeac aero snazaire 25jan17

Soixante-dix personnes travaillent dans l'usine Figeac Aéro de Montoir-de-Bretagne. | Ouest-France 25/01/2017

En annonçant la conclusion d’un contrat historique avec l’américain Spirit AeroSystems, l’équipementier Figeac Aéro laisse espérer 300 emplois en France d’ici à 2020 : la plupart à Figeac, dans le Lot, mais aussi une trentaine à Montoir-de-Bretagne, près de Saint-Nazaire. La nouvelle conforte l’usine de Montoir-de-Bretagne, près de Saint-Nazaire (voir article suivant), où des travaux d’agrandissement devaient déjà débuter dans les prochaines semaines pour accompagner la montée en cadence de l’A350 d’Airbus.

1 500 emplois pour le Maghreb et le Mexique
Le contrat profitera aussi à son usine de Wichita, Kansas, aux États-Unis (300 postes) et surtout au Maroc (500 postes), à la Tunisie (500 postes) et au Mexique (500 postes). À l’issue de cette croissance, Figeac Aéro devrait passer de 3 000 salariés dans le monde à plus de 5 000.

600 millions de dollars en dix ans
Ce spécialiste des pièces en alliage léger pour les moteurs d’avion, les sous-ensembles et les trains d’atterrissage a en effet décroché un très gros contrat auprès de Spirit AeroSystems qui est un fournisseur de rang 1 de Boeing et Airbus.
C’est l’existence d’une usine Figeac Aéro à Wichita qui lui vaut aujourd’hui d’entrevoir 600 millions de dollars de commandes (558 millions d’euros) dans les dix prochaines années. « Ce nouveau marché conforte notre objectif de chiffre d’affaires à mars 2020 attendu entre 650 et 750 millions d’euros », précise Jean-Claude Maillard, le PDG.

Des pièces pour l'A350 et la plupart des Boeing
La charge de travail liée à ce contrat va augmenter jusqu’en 2019 et se maintiendra ensuite. Figeac Aéro fournira des pièces en aluminium et en titane pour l'A350, long-courrier d’Airbus, ainsi que pour les Boeing B737, B747-8, B767 et B777.

Peut-être 100 emplois de plus pour Saint-Nazaire
Le site de Saint-Nazaire, qui livre l’usine voisine Spirit AeroSystems, assemble notamment les planchers du tronçon central de l'A350, un puzzle d’un millier de pièces métalliques. Les 70 salariés nazairiens.

Figeac aéro se pose à Montoir-de-Bretagne
D’après Ouest-France Saint-Nazaire - 09 Juillet 2014

Le pôle aéronautique de Saint-Nazaire s'étoffe avec l'arrivée de Figeac aéro qui s'implante sur Montoir. Le groupe vient de décrocher un contrat avec Spirit aerosystems pour la production de planchers d'Airbus A 350 qu'il livrera à l'unité de production Spirit, sa voisine.Contrat de long terme estimé à 60 millions de dollars (44 millions €) pour la fabrication de deux éléments de planchers du nouveau long courrier Airbus A350. Avec des emplois à la clé.

Figeac aero planchers a350À Montoir, Figeac aero va réaliser les planchers de l'A350

Il s'agira de réaliser deux modules métalliques de grande dimension (8 x 6 mètres et 6 x 4,5 mètres) du plancher du tronçon central de fuselage réalisé par l’américain Spirit AeroSystems, ancienne filiale de Boeing externalisée en 2005. « Nous faisons déjà des planchers pour les A320 et A330 mais celui-là a une taille record pour nous », se félicite Jean-Claude Maillard, PDG fondateur de Figeac Aéro. Après avoir fabriqué les pièces dans ses usines de Figeac (Lot) et de Tunisie, le groupe assemblera les planchers de fuselage dans une nouvelle unité à Montoir-de-Bretagne près de Saint-Nazaire, où Spirit Aerosystems a ouvert une usine en 2009 pour fabriquer le tronçon central de fuselage de l’A350.

Saint-Nazaire a été retenu comme site de production en raison de la proximité avec l'usine Spirit aerosystems et le site d'Airbus à Montoir-de-Bretagne. Facilité de transport pour ces colis encombrants et réduction des frais logistiques justifient cette nouvelle implantation. . « Notre stratégie d’implanter une usine près de Spirit AeroSystems a fait la différence par rapport à des concurrents qui produisaient dans des lieux exotiques, ajoute le PDG. Nous installons des filiales près de nos clients pour limiter les frais de transport. »

Le premier plancher assemblé sera livré au cours du dernier trimestre 2014. D'où une certaine urgence à disposer d'un bâtiment pour pouvoir lancer le processus industriel. Figeac Aéro louera d’abord un bâtiment puis construira un atelier de 3.000 mètres carrés, d’un coût de 5 millions d’euros, qui ouvrira en 2017.

Après l'acquisition d'une filiale aux États-Unis, le 2 mai, la création d'une filiale dans le troisième bassin aéronautique français permet au groupe Figeac aero de « mieux servir le premier sous-ensemblier mondial Spirit aerosystems ». Jean-Claude Maillard, PDG et fondateur de Figeac aero, se dit « très heureux de la confiance que nous témoigne Spirit aerosystems au travers de ce contrat. Ce nouveau marché s'inscrit parfaitement dans notre stratégie qui vise à devenir un leader européen dans la production de planchers d'avions et consolide nos objectifs de croissance avec un chiffre d'affaires 2017-2018 à 360 M€ ».

Et bonne nouvelle pour l'emploi du bassin nazairien, cette nouvelle usine devrait atteindre les 200 salariés à l'horizon 2020, avec 20 embauches en 2014, 30 en 2015, 30 en 2016.

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

L'entreprise nazairienne Rabas surfe sur l'aéronautique
Ouest-France du Lundi 09 septembre 2013

Spécialisée dans la mécanique de précision, Rabas double sa surface de production et envisage de multiplier par deux ses effectifs en quatre ans. Un choix rendu possible grâce à la conjoncture.

Rabas saint nazaire
À gauche, l'une des six machines à commande numérique permettant de façonner les profilés fournis par Airbus. Jean-Pierre Rabas (à droite), aux commandes de l'entreprise depuis trente ans, a fait un choix ambitieux pour son entreprise.

De la navale à l'aéronautique, il n'y a qu'un pas. Vite franchi entre l'entreprise d'aéronautique Rabas et sa voisine mitoyenne, l'aménageur de paquebots Baudet. Exit les chantiers Baudet, liquidés en août 2013 faute de commande. Rabas vient de racheter deux de ses anciens bâtiments, de 3 500 et 1 200 m2. Symptomatique d'une baisse d'activité de la construction navale au profit de l'aéronautique. « Quand mon père a créé l'entreprise avec deux associés, en 1954, on travaillait à 50/50 entre navale et aéronautique. » En 1983, Jean-Pierre Rabas succède à son père. « Les Chantiers nous reprenaient doucement le marché. Aujourd'hui l'aéro nous occupe à 95 %. » Un choix bénéfique avec une spécialisation dans les profilés. Des pièces fournies par Airbus et usinées dans l'entreprise.

L'achat de machines à commande numérique pour façonner les pièces met Rabas sur orbite. « J'ai acheté six machines en six ans, la septième arrive en octobre, annonce Jean-Pierre Rabas. Et je suis passé de 35 à 50 salariés. » Chaque machine demande neuf mois de transformation pour être adaptée aux besoins de l'entreprise. La main-d'oeuvre ne représente que 20 à 40 % du prix global des produits finis. Les programmeurs, au nombre de quatre dans l'entreprise, jouent un rôle déterminant dans la conception de chaque pièce. Deux imposantes machines de contrôle tridimensionnel permettent de valider ou de corriger le programme par palpation. Parallèlement, un vaste bâtiment racheté à Baudet l'an dernier est réaménagé. Il ouvre de nouvelles perspectives.

Les contraintes imposées aux entreprises de plus de cinquante salariés sont importantes. Il faut donc que cela en vaille la peine. « J'étais prêt à passer le cap, mais pas pour deux ou trois salariés de plus. Aérolia, mon principal donneur d'ordre, m'a proposé un projet à cinq ans. J'ai choisi de le suivre avec 8 millions d'euros d'investissements. » Outre l'achat récent de deux autres bâtiments Baudet et de nouvelles machines, l'entreprise Rabas prépare la montée en puissance du nombre de ses salariés. Ils seront 20 en peinture et 80 en usinage. « C'est compliqué pour une entreprise familiale de passer de 50 à 100 salariés en quatre ans, constate le patron.Il faut le staff qui va avec. » Un expert-comptable, un directeur achat, un autre pour la production et un directeur des ressources humaines ont été recrutés l'an dernier.

Pour remplir son objectif, Rabas prépare l'ouverture prochaine d'un atelier de peinture dans un bâtiment de 1 200 m2 réaménagé. « Cela nous évitera de passer par la sous-traitance. Nous gagnerons du temps en réduisant le cycle de fabrication de chaque pièce, estime Jean-Pierre Rabas. Elles sortiront alors de nos ateliers, peintes et prêtes à être montées sur un avion. »

Fort de son savoir-faire et de ses moyens, Rabas s'appuie sur des relations de proximité avec sa voisine Aérolia pour se projeter dans la durée. La conjoncture aéronautique lui permet d'envisager l'avenir avec sérénité.

Michel GODIN

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Investissements et embauches chez Simra à Saint-Nazaire
D’après Ouest-France des 10 janvier et 28 novembre 2014

10 millions d'euros d’investissements et une centaine d’embauches d’ici 2018, c'est ce que prévoit SIMRA, sous-traitant de proximité et filiale du groupe Segula. Simra est le département aéronautique du groupe Segula (1 350 salariés sur un total de 6 500). Simra est organisé en trois secteurs : machines spéciales, services et production. Les activités de Simra sont réparties dans six sites, dont Casablanca au Maroc, Albert en Picardie, Marseille, Toulouse et Pitesti en Roumanie : toujours proches des donneurs d'ordres.
Airbus est l'un des partenaires majeurs de Simra pour lequel il réalise 35 % de son activité en flux tendu. Notamment pour suivre la cadence de quarante avions par mois avec l'A320. L'entreprise travaille pour des clients prestigieux tels que Daher, Dassault, Aérolia, Thales, Sogerma ou Eurocopter.

« Cette logique de proximité et de réactivité nous a amenés à faire de Saint-Nazaire le fer de lance de nos sites de production. » assure Philippe Breban, directeur général du groupe. À Saint-Nazaire, la société est présente avec l'une de ses cinq agences « services » et avec une unité de production désormais regroupée zone de Brais. Cette usine de 7 000 m2, dont 6 000 pour la production, a ouvert en août dernier et a été inaugurée le 27 novembre 2014.  « Avec ce nouvel outil, nous accompagnons le fort développement de l'aéronautique. » Éric Gillard, directeur général du département aéronautique de Segula Technologies, « compte s'ancrer durablement, et au gré des opportunités, parmi les grands acteurs mondiaux de l'industrie. Notamment grâce à cette implantation lourde de 10 millions d'euros. »

L'ensemble de l'opération représente un budget d'investissement de 10 millions d'euros qui correspond à la volonté de l'entreprise de se reconfigurer en fonction de la bonne santé du marché de l'aéronautique. « Il s'agit pour nous de suivre ce marché dont la courbe est ascendante les trois prochaines années. Nos clients, les donneurs d'ordres, sont dans une logique d'externalisation d'une partie de la production et ils recherchent des sociétés de taille intermédiaire (ETI). Cette dimension permet d'absorber les variations du marché tout en intégrant des fonctions supports comme des directions qualité, technique et de l'innovation », précise Arnaud Lecomte, qui, basé à Toulouse, passera près de la moitié de son temps à Saint-Nazaire pour accompagner et suivre le projet, jusqu'en 2018.
Simra arnaud lecomte directeur commercial et responsable business dvlpt A. Lecomte, directeur commercial et responsable business développement

Simra a déplacé ses ateliers de tôlerie-chaudronnerie, ainsi que ses ateliers d'assemblage. Mais pas seulement. « Dans une première phase, du mois de juin à la fin de l'année 2014, nous avons pu mieux nous organiser et monter dans la gamme des produits en cherchant à fabriquer plus de sous-ensembles, à réaliser des opérations complexes à valeur ajoutée », explique Arnaud Lecomte, le directeur du développement de Simra. Dans une deuxième phase, qui s'échelonnera du début 2015 à 2018, l'entreprise a pour objectif « d'intégrer de nouveaux métiers comme la soudure ou le travail des métaux durs, de compléter l'offre peinture, mais aussi d'améliorer le matériel existant (presse, cabine peinture, détoureuse, etc.) ». Cette nouvelle unité de production est dimensionnée pour une forte croissance. Les 120 salariés actuels seront rejoints dans les trois ans à venir par une centaine de nouveaux embauchés. « Nous avons pour objectif d'accroître notre valeur ajoutée, plaide le directeur général. Ce bâtiment va nous permettre de doubler notre production. » Le plan d'investissement sur trois ans prend en compte l'usine flambant neuve, les outils et la formation des futurs embauchés.

 « Regrouper nos activités, nous positionner sur de nouvelles technologies complexes. » Pour le nouveau directeur du site de Saint-Nazaire, David Fernandes, « c'est le meilleur moyen d'accroître la valeur ajoutée de l'entreprise. » Actuellement, les ateliers de tôlerie-chaudronnerie produisent des pièces directement utilisables par le client. Des pièces complexes comprenant plusieurs courbures et des structures en composite pour éviter les phénomènes de corrosion, notamment pour l'A350 et l'A380.
Simra david fernandes responsable site de production st nazaireDavid Fernandes présente un rail d'éclairage cabine pour A380

Aujourd'hui, 90 % de la production de Simra - Saint-Nazaire est tournée vers l'aéronautique. Le directeur compte s'appuyer sur ces nouveaux moyens et la compétence du personnel pour étendre ses activités vers le nucléaire, l'éolien, la navale. « L'équilibre est nécessaire pour éviter les turbulences. L'implantation internationale du groupe nous permet d'étendre notre champ d'activité. »

D’après les articles de Michel GODIN et David LE TIEC

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La société Halgand investit en 2014
Ouest-France - 13 Novembre 2014 et 18 novembre 2013

L’entreprise de mécanique née à Donges, en 1974, est devenue un acteur majeur de l’industrie aéronautique de Loire-Atlantique : 85 % de son activité aujourd’hui. Halgand affiche un chiffre d'affaires de 33 millions d'euros.
L'entreprise de mécanique est née dans le garage de Roger Halgand à Donges en 1974. « Mon père était tout seul au départ », se souvient son fils Cyrille, aujourd'hui président. De fil en aiguille, l'entreprise s'est développée jusqu'à devenir un fournisseur stratégique des filières aéronautique et ferroviaire. Aujourd'hui, Halgand, c'est 200 salariés à Saint-Brevin, où toutes les activités sont regroupées, un site au Maroc à Casablanca, 70 clients dont de grands donneurs d'ordre tels qu'Airbus, Aerolia et Alstom Transports. Cyrille Halgand a repris la société en 2007, lorsque ses parents sont partis à la retraite.
Halgand facade entreprise

Chez Halgand, à Saint-Brevin-les-Pins, on façonne les pièces qui formeront le squelette des avions. Les machines sont en taille XXL, tout comme le bâtiment : 14 000 m², zone de la Guerche, que la société s'apprête à racheter à la communauté de communes Sud Estuaire.

Halgand usinage Halgand Usinage

Pour ses 40 ans d'existence, l'entreprise compte également s'offrir un nouveau bâtiment de 2 000 m² (et les machines qui vont avec) pour une unité de traitement de surface. Le futur bâtiment recevra la ligne de traitement de surface, avec un bain capable de protéger de l'oxydation des pièces de 2 m de long (principalement pour l'aéronautique), ainsi qu'une ligne de peinture et une unité de traitement des effluents, qui recyclera l'eau polluée récupérée. « Sur 100 litres d'eau, 90 litres repartiront dans le circuit. Le reste sera récupéré par des entreprises spécialisées. » À noter, les pièces seront traitées sans chrome VI, dangereux pour la santé. Et les peintures, hydrodiluables, ne contiendront pas de solvant.

Objectif de ces nouvelles installations : être plus compétitif. « Ces opérations sont actuellement sous-traitées, précise Cyrille Halgand. Les pièces usinées partent à l'extérieur chez différents sous-traitants. Les faire en interne devrait nous permettre de baisser les coûts (de transport, de contrôle...) et les délais de fabrication, pour répondre plus vite aux exigences des clients. » Les sous-traitants doivent en effet s'adapter aux augmentations de cadence dans le secteur. En réduisant le cycle de production, l'entreprise espère « réduire le temps entre la commande et la livraison de 10 à 25 % ».

Halgand chaudronnerie Halgand Chaudronnerie

L'aéronautique représente aujourd'hui 85 % du chiffre d'affaires d'Halgand. « Cette activité se porte bien. On investit régulièrement en machines-outils à commande numérique pour être à la pointe des nouvelles technologies. Et on prévoit d'investir en usinage de grande dimension. »

L'entreprise travaille aussi un peu pour le nucléaire et poursuit surtout sa diversification dans le ferroviaire. Cette activité est montée en puissance depuis un contrat longue durée avec Alstom transport pour le tramway Citadis. « Mais depuis deux ans, il y a moins de tramways réalisés. En ce moment, les villes n'investissent pas. Il y a un ralentissement de ce marché. Mais ça devrait repartir... » L'entreprise a accédé à des certifications en soudure aluminium. Un plus pour décrocher de nouveaux marchés et voler toujours plus haut.

Halgand est aussi implanté à Casablanca au Maroc, depuis cinq ans. Paradoxalement, « pour maintenir une activité en France », explique le PDG Cyrille Halgand. L'usine marocaine emploie 31 employés. « Nous avons choisi un pays à bas coût pour répondre à la demande de nos clients. Ce site ne travaille que pour nous. On y fabrique des pièces d'usinage simple pour lesquelles la France n'est plus compétitive. On a préféré les faire nous-même ailleurs que d'aller les chercher chez d'autres ailleurs. Ce site était mis en veille pendant trois ans pendant la crise. Depuis un an et demi, il fonctionne normalement. Notre objectif n'est pas de développer cette unité. Mais de garder la maîtrise et répondre aux besoins de nos clients. » Pour preuve de sa volonté de préserver les emplois en France, Cyrille Halgand rappelle qu'en 2010, 170 personnes travaillaient à Saint-Brevin. En 2013, ils sont 30 de plus.

Nadine BOURSIER

------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Hydraumatec Ploërmel a du travail et recherche des salariés
Le Ploermelais 6 décembre 2014 http://www.leploermelais.fr

Il y a des entreprises qui veulent embaucher et qui recherchent des salariés. C’est le cas d’Hydraumatec à Ploërmel qui a fait l’objet d’une émission diffusée sur France 2 le 8 décembre 2015 (L’angle éco, en 2ème partie de soirée, présenté par François Lenglet).

« Nous avons de belles commandes en cours et nous en attendons de nouvelles » nous explique le patron de l’entreprise Hydraumatec, Emmanuel Germain. Son problème : trouver du personnel et notamment des programmateurs numériques. « Nos métiers ont changé et les conditions de travail aussi » insiste le responsable du site. « La création est vraiment présente, il n’y a pas de travail répétitif. » Et c’est vrai que les blocs forés réalisés sur place sont tous différents. « Nous avons de petites séries pour du matériel agricole et des pièces beaucoup plus imposantes comme celles que nous réalisons pour les engins réalisant les métros dans le monde entier. »
Hydraumatec sur france 2 Emmanuel Germain a pu présenter l'entreprise et ses métiers

Le cas d’Emmanuel Germain étant représentatif de ces entreprises qui voudraient embaucher et qui ne trouvent pas de salariés, un reportage sur le sujet a été réalisé pour France 2 : « Une équipe est venue durant deux jours en tournage dans l’entreprise. Le reportage a été diffusé dans la nouvelle émission économique de France 2 qui est programmée le lundi en 2ème partie de soirée. »

Jean-Pierre Robino

Hydraumatec : présentation de l'entreprise
Ouest-France Ploërmel - 11 Juillet 2012 - Laëtitia NOURRY.

La société ploërmelaise fabrique des blocs hydrauliques qui alimentent en fluides les bras de relevage des tracteurs, les vérins des pelleteuses ou des... sous-marins lanceurs d'engins !
Hydraumatec nouveaux locaux 2012Les nouveaux locaux d'Hydromatec peuvent accueillir 50 personnes

« En fait, on fabrique des gros gruyères », plaisante Antoine Rolland, salarié d'Hydraumatec. Voilà maintenant trois ans que l'entreprise s'est installée dans le parc d'activité de Camagnon, à Ploërmel. Dans ces locaux de 3 000 m², on fabrique des « gruyères », mais pas n'importe lesquels : des blocs hydrauliques... On n'en entend pas souvent parler, mais pourtant ils sont présents dans de nombreuses machines : des tracteurs, des véhicules de travaux publics et même des sous-marins.

Du bloc de 20 centimètres à celui de 3 tonnes
« Dès qu'on a besoin de puissance, on a besoin d'un bloc hydraulique, par exemple pour soulever une charge »,
 explique Emmanuel Germain, PDG de l'entreprise. Pour ouvrir la trappe d'un lance-missiles de sous-marin, on a besoin de force. C'est un bloc hydraulique qui fournira la force nécessaire à l'ouverture de la trappe. « L'énergie hydraulique est la plus efficace : elle ne flanche pas et surtout elle est très rentable », explique Antoine Rolland, salarié de l'entreprise.
Puisque le bloc hydraulique peut s'utiliser dans beaucoup de secteurs différents, Hydraumatec fait face à des demandes très variées « Nous avons plus de trois cents clients, qui nous demandent des produits très différents. Certains vont commander un petit bloc de 20 centimètres, d'autres des pièces peuvent aller jusqu'à 3 tonnes ! »
Cinq semaines : c'est le temps moyen qu'il faut pour produire un bloc hydraulique. Bien sûr, tout dépend de la demande. « Certains clients nous fournissent déjà leurs plans, nous n'avons qu'à les vérifier et construire le bloc. D'autres demandes sont plus floues et c'est à nous de concevoir le plan qui permettra de réaliser la pièce », explique Antoine Rolland.

Le souci de la qualité
Une fois le plan élaboré, l'entreprise fabrique le bloc et le perfore comme convenu, à l'aide de ses machines. Certaines entreprises se contenteront de présenter la pièce telle quelle au client, mais pas Hydraumatec. « Nous fournissons des blocs équipés : nous les montons directement sur la machine du client. Ainsi, il n'a plus qu'à brancher », précise Emmanuel Germain.
Mais Hydraumatec, c'est aussi le souci de la qualité du produit. A chaque étape, on vérifie que le produit est bien conforme à la commande : « Un technicien peut tout à coup s'apercevoir qu'il y a une erreur dans le plan, explique Antoine Rolland. C'est pour cela que nous devons faire très attention. Imaginez, une pièce de trois tonnes perdue à cause d'une petite erreur sur le plan ! »
L'entreprise est également présente en cas de soucis « Si un agriculteur, en pleine moisson, a un problème avec sa pièce, nous sommes là pour le dépanner. Ca fait aussi parti du travail ! »

Pour compléter votre information, lisez les paroles d'hydraumateciens : Hydraumatec ploermel paroles d hydraumateciens 11juil12Hydraumatec ploermel paroles d hydraumateciens 11juil12 (322.55 Ko)

----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

BMP innove dans la formation de fraiseurs
Ouest-France Mercredi 07 janvier 2015

Entre Nantes et Saint-Nazaire, le sous-traitant industriel Besné Mécanique de Précision a monté une formation sur mesure pour former sept fraiseurs en 15 mois. Un projet mené avec des acteurs publics et professionnels pour palier à une carence.
Besne mecanique 7 janvier 2015  Loick Anger, PDG, à gauche, avec les sélectionnés pour la formation.

Palier à une carence de fraiseurs
Le carnet de commandes de l’aéronautique est à ras bord pour une décennie. Les Chantiers STX qui retrouvent leur haut niveau d’activité. Autant de facteurs qui rendent la « chasse » aux opérateurs pour les sous-traitants industriels de plus en plus difficile dans le secteur. « Notamment les fraiseurs, explique Loïck Anger, patron du groupe Elyps à Besné, ce métier qui consiste à extraire de la matière avec une fraise pour obtenir la pièce voulue demande une vraie formation spécifique. »De la simple vérification de l’opération à la réalisation de prototype, le tout sur des machines à commande numérique sophistiquée. Besné mécanique de précision (BMP), l’une des entités du groupe Elyps, façonne des pièces de grands volumes pour l’aéronautique notamment. « Je n’arrivais pas à trouver de fraiseurs et la formation proposée par Compétence 2020, par exemple, était certes intéressante mais pas suffisante avec seulement 400 heures. » Or c’est le quota d’heures qu’octroient les pouvoirs publics dans le cadre de ces mesures, qui doivent assurer la gestion territoriale des emplois et des compétences (GTEC). « D’où l’idée de s’appuyer sur cette base pour former de manière pérenne un bon groupe de fraiseurs. »

Le groupement d’employeurs GEIQ en renfort
Loïck Anger cherche alors des partenaires pour sa formation sur mesure qu’il envisage. Il va trouver l’associé idéal via le GEIQ industrie, instauré récemment par l’union de l’industrie, l’UIMM 44 « Beaucoup de nos adhérents ont cette problématique. Nous avons mis en place le GEIQ pour y répondre, explique Bénédicte Veron, chargée de développement au GEIQ, mais Besné mécanique a vraiment souhaité aller beaucoup plus loin. Nous l’avons accompagné à chaque étape et nous portons en direct les contrats de travail par alternance. »

40 profils, sept élus
La formation envisagée porte sur sept candidats et combine deux dispositifs : le parcours de 400 heures proposé par compétence 2020 et 12 mois en alternance pour acquérir toutes les spécificités du poste.« J’engage environ 25 000 € par personne formée, en plus des aides publiques mais je pense qu’au final la société s’y retrouvera. »
Juillet 2014, le GEIQ a cherché auprès des missions locales, pôle emploi et autres maison de l’emploi, des profils correspondants au besoin de Besné mécanique. Une première sélection de 40 candidats, puis 12 personnes ont passé des entretiens pour au final retenir sept personnes pour une évaluation en milieu de travail.
Vincent, 43 ans, est l’un des sept. « J’ai un CAP de mécanique auto mais j’ai toujours travaillé comme ajusteur monteur dans l’aéronautique. Puis j’ai découvert le métier de fraiseur. Ce parcours m’a intéressé car il forme sur la durée en conditions réelles. »
L’AFPA viendra aussi compléter la formation et au sein de Besné mécanique chaque salarié en alternance aura un tuteur personnel. « C’est du temps, de la mobilisation et de l’argent mais j’y crois, » insiste Loïck Anger qui espère déjà voir ce premier essai se multiplier auprès d’autres entreprises. Premier bilan dans 15 mois.

Élisabeth BUREAU.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Stélia Aerospace, une fusion pour capter d'autres clients
Ouest-France du 15 janvier 2015

Le mariage aéronautique d'Aérolia et de Sogerma permet à cette nouvelle entité de renforcer son positionnement et de viser d'autres marchés. Notamment sur le continent américain.

Les mariés : Aerolia et Sogerma, deux grands équipementiers

D'un côté, Aerolia, qui fabrique des cabines intérieures et des cockpits d'avions : plus de 3 400 salariés dans le monde, dont 840 à Saint-Nazaire en Loire-Atlantique, 1 400 à Méaulte dans la Somme et 400 à Toulouse. De l'autre, Sogerma, spécialisée dans la fabrication des sièges d'avions des classes affaires, qui fait travailler 2 000 personnes dans le monde et possède deux usines en France, à Rochefort (Charente-Maritime) et Mérignac (Gironde).
Les deux, filiales à 100 % d'Airbus Group, se sont mariées le 1er janvier 2015, pour donner naissance à un équipementier aéronautique de rang mondial. Leur client ? Airbus, à 72 %. Et d'autres avionneurs, dont Bombardier et des compagnies aériennes. La société espère bien profiter de leur « fort développement », en se positionnant dans leur sillage.
Le siège social de la nouvelle société, qui réunit au total 4 500 salariés en France, plus de 500 en Amérique du Nord et plus de 1 000 en Afrique du Nord, est basé à Toulouse.

Stelia etirage panneaux stnazaire
Les panneaux de fuselage d'avion étirés dans l'usine de Saint-Nazaire.

Stelia laurent allaire stnazaire
Laurent Allaire, responsable de l'équipe des deux nouvelles plateformes Sparx, uniques en Europe, capables d'usiner dans une masse brute d'aluminium de plusieurs centaines de kilos des pièces d'un seul tenant. Cinq heures d'enlèvement de matière sont nécessaires pour réaliser un encadrement de vitre de cockpit de quelques kilos.

Trois questions à Cédric Gautier, président du nouveau groupe Stélia aerospace.

Comment s'est passée la transition, au 1er janvier, entre les deux précédentes entreprises pour donner naissance à Stélia ?
Aérolia et Sogerma étaient deux filiales cousines, chacune avec ses propres atouts. Ce mariage est une fusion entre ego, c'est pour cela que nous n'avons pas changé de nom. Pour montrer qu'il n'y a ni absorption ni OPA hostile de l'un envers l'autre. Nous projetons les équipes dans un futur commun. 400 salariés ont participé à la recherche de ce nouveau nom.
Les deux précédentes entreprises manquaient de ressources humaines et économiques. Peu visibles en dehors de la sphère Airbus, Aérolia et Sogerma occupaient le milieu de classement des sous-traitants de rang 1, avec un même souci de masse critique. Nous disposons maintenant d'une nouvelle force de frappe en devenant n° 1 des équipementiers en Europe et n° 3 mondial.

On ne fusionne pas juste pour se faire plaisir, quels sont vos objectifs ?
Avec 6 100 salariés, dont 4 500 en France, 600 au Canada et 1 000 en Tunisie et au Maroc, Stélia va gagner en visibilité auprès de ses clients. Parmi eux, notre client historique Airbus nous occupe à 72 %. Nous réalisons l'ensemble des tronçons de fuselage de Bombardier, assemblés à Méault et expédiés au Canada par bateau. Nous travaillons pour ATR, Boeing et de nombreuses compagnies aériennes, grâce auxquelles nous sommes coleader mondial dans la fabrication de sièges passagers et pilotes. Notre volonté est de renforcer notre stratégie de développement avec les clients nord-américains. Et aussi, de capturer de nouveaux clients par une diversification commerciale.

Quelle est la place du site nazairien dans cette nouvelle entreprise ?
Saint-Nazaire occupe une place essentielle dans ce dispositif. Nous y développons des compétences très pointues pour fabriquer de grandes pièces métalliques de fuselage et de la tuyauterie complexe. Nous achetons les trois quarts de nos pièces à différents fournisseurs, puis nous les assemblons au quart de pièces restant fabriqué par nos soins.
Il faut de gros moyens et un savoir-faire pour mettre en oeuvre l'étirage et le formage de grandes pièces. L'an dernier, les 3,2 millions de pièces fabriquées par nos soins provenaient en majorité du site nazairien. En 2015, nos investissements, à hauteur de 35 millions d'euros, vont se poursuivre grâce, notamment, à la montée en cadence de l'A320 Néo et l'A350. Pour un marché aéronautique toujours aussi fructueux, même s'il est concentré essentiellement sur l'Asie et le Moyen Orient.

Michel GODIN

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

E.S.P.A.C.E., 25 ans, une nouvelle usine et 110 emplois
Ouest-France Saint-Nazaire -  2014
Gwenael chatal dirigeant espace 16dec14
L’entreprise aéronautique ESPACE basée à Saint-André-des-Eaux (http://www.espace-sa.fr) a retenu le site de Saint-Nazaire pour doubler sa surface de production. L’entreprise, à l’actionnariat 100 % familial, implantée à Saint-André, Toulouse et en Tunisie, poursuit son développement et surfe sur la croissance. Elle réalise 24 millions d’euros de chiffre d’affaires avec des clients tels qu’Airbus, Aérolia et Sogerma. 3 500 pièces différentes sortent de ses ateliers rien que pour le tout dernier gros-porteur A350.
Espace vient d'opter pour une implantation à Saint-Nazaire. La différence s’est faite sur le potentiel de recrutement, le partenariat avec les lycées et l’aide précieuse apportée par la région grâce à un prêt. Ce montage financier permet à l'entreprise de limiter son endettement. Et d’investir 5 millions d’euros dans un bâtiment de 4 à 5 000 m2.
La livraison de cette première tranche de travaux est prévue mi-2016. L'entreprise envisage d'embaucher 110 salariés d’ici 2018.

Airbus demande à ses partenaires de monter en puissance pour garantir sa production.Cela tombe bien et Gwénaël Chatal, PDG de l'entreprise Espace, a bien l'intention de profiter de la conjoncture favorable. Avec cinq bâtiments construits successivement, le site historique de la zone de Pédras n'offrait plus de perspectives d'agrandissement. L'option toulousaine n'a pas été retenue. C'est finalement la zone de Brais, située sur la commune de Saint-Nazaire, qui accueillera la future usine dès l'été 2015.
« Nous allons profiter de cette croissance pour nous diversifier dans tout ce qui vole, résume le pdg. A savoir aménagement de cabines, fabrication de drônes et pourquoi pas s'intéresser aux énergies marines renouvelables. » L'entreprise fait le choix de concentrer sur le site de Pédras les activités support, l'assemblage et la construction de son ULM multiaxe Sensation.
Espace controle des pieces Une importance primordiale est donnée au contrôle de chaque pièce.

La nouvelle usine doit s'installer route de Fondeline, près de Simra, un autre sous-traitant de l'aéronautique. Sur un terrain de 13 500 m2, Espace va construire dans un premier temps un bâtiment de 4 à 5 000 m2« Nous avons l'accord de principe de la Carene dans la perspective de construire un autre bâtiment de 5 000 m2 sur un terrain attenant. » Pour Gwénaël Chatal « c'est vraiment un confort de disposer d'un site évolutif si la croissance se confirme. »
ESPACE a embauché 30 salariés en 2014. Elle compte générer 110 créations d'emplois d'ici 2018 dans les métiers d'usineur, ajusteur, contrôleur fabrication ou technicien qualité. Le nouveau site sera dédié à la fabrication de pièces élémentaires. « Cette montée en cadence s'explique en partie par l'approvisionnement en pièces de l'A350, affirme le pdg, mais aussi en raison de défaillances de certains sous-traitants de l'aéro. » Au total, le groupe envisage d'investir 18 millions d'euros sur la région nazairienne, dont 15 millions zone de Brais, à l'horizon 2018 (construction de 9 000 m2 de bâtiments, achat de machines, formations).

Michel GODIN

À 25 ans, la société Espace sur des vents porteurs
Ouest-France du Lundi 15 septembre 2014

L'entreprise de sous-traitance aéronautique Espace fête son quart de siècle. Zoom sur cette société qui profite de la prospérité du secteur, embauche du personnel et projette de doubler son activité d'ici cinq ans.
Espace gwenael chatal 25 ans de la societe espace  Gwénaël Chatal, PDG de la société Espace.

Deux petits avions ont paradé dans le ciel de Saint-André-des-Eaux, vendredi en début d'après-midi : il s'agissait des ULM (ultraléger motorisé) Sensation conçus par la société Espace, implantée dans la zone d'activité des Pédras. La raison de leur vol : l'entreprise de sous-traitance aéronautique célébrait ses 25 ans.
Autant d'années à produire des pièces ou des sous-ensembles intégrés ensuite à la carlingue des avions ou aux sièges des A380. « Nous vendons ensuite ces pièces à des constructeurs ou d'autres sous-traitants, explique Gwénaël Chatal, PDG de l'entreprise. Mais 80 % de nos pièces finissent dans un Airbus. »

Doubler l'activité d'ici 5 ans
Espace profite pleinement de l'excellente santé du secteur aéronautique : le carnet de commande d'Airbus est plein pour les huit prochaines années, 5 912 appareils doivent être construits. Conséquence pour les sous-traitants : « Nous sommes partis pour doubler notre activité d'ici cinq ans »,dit Gwénaël Chatal. Une progression qui est aussi due, selon lui, aux bonnes performances de la société, lui permettant de capter de nouvelles affaires.

32 embauches depuis janvier 214
Autre conséquence de ce succès, et non la moindre : l'entreprise recrute. « Nous avons embauché 32 personnes depuis janvier 2014. » L'entreprise compte, en tout 245 personnes, réparties entre Saint-André-des-Eaux (170 y travaillent) et Muret, près de Toulouse (Haute-Garonne). Saint-André est le lieu d'implantation historique de l'entreprise, une grande partie de la direction et du support (comptabilité, finance, logistique, etc.) y travaille. « Nous souhaitons aussi créer une nouvelle zone de production, grande de 3 à 4 000 mètres carrés, ici ou à Toulouse », annonce Gwénaël Chatal. Les offres d'emplois dépendront évidemment du choix d'implantation de ces nouveaux bâtiments.

Le Sensation, image de l'entreprise
Seule réalisation complète d'Espace : le Sensation. Cet avion ultraléger est la vitrine de l'entreprise. Espace a débuté la conception de l'appareil il y a cinq ans, alors que le secteur de l'aéronautique était en berne. « Plutôt que de réduire la charge de travail et de licencier du personnel, nous avons lancé ce projet fédérateur afin de développer et maintenir nos compétences. » 12 sont actuellement en vol et 8 sont en cours de fabrication. L'appareil sert aussi de sujet test : « Nous engageons cette année une démarche de recherche et développement, afin de nous adapter à l'évolution technique de l'aéronautique. »

Flora CHAUVEAU

Date de dernière mise à jour : Mar 28 Fév 2017